Un capitaine à bord… - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 29 Mars 2020

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2020

Chronique

Un capitaine à bord…

Vendredi 27 Mars 2020
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Il faudra peut-être, mettre certains égos respectifs, en veilleuse. L’intérêt prime. Celui du pays évidemment. Et le pays se capitalise en vies humaines. Alors il est temps de trancher.

Couper la poire en deux ? Pour les civilités d’usage, il faudra repasser, ce n’est pas le moment. Du reste, chacun s’occupera comme il peut. En étant dans son rôle. Sachant que l’exigence de l’heure implique aussi, parfois, une autre exigence. Qui est de savoir déléguer, en intervertissant les rôles, mais pour un dessein bien défini : celui de pouvoir mener la barque du pays à bon port. Et la barque du pays, qui plus est aujourd’hui, n’est pas un bateau de plaisance. Mais un navire qui tangue, dangereusement, en essayant de trouver sa voie dans la tempête, tout en maîtrisant les flots. Qui se déchainent, est-il besoin de le préciser ?

Nous sommes en pleine pandémie. Et à l’instar de tous les pays, touchés, de par le monde, et ils sont légion, nous devons faire face, outre à un virus, difficilement contrôlable, puisqu’il est silencieux, à une réalité du terrain, à laquelle il faudra adapter de nouveaux mécanismes de défense, pour pouvoir nous en sortir, on l’espère, avec le moindre mal. Oui il faut être optimiste. Mais pour pouvoir garder le cap, il faudra optimiser. Nos chances de salut. En confiant le gouvernail du pays, pour tout ce qui relève du Covid-19, à un seul capitaine. Afin de ne plus pédaler dans la semoule. Il faudra donc activer, sans plus attendre, l’article 70 de la Constitution. Afin de permettre au chef du Gouvernement, après la création de l’instance nationale de lutte contre le coronavirus, de pouvoir avancer dans la stratégie mise en place, pour contrer la propagation du coronavirus dans nos murs, sans perdre un temps fou à mettre en place, ce qui devra l’être, rapidement, sachant que dans cette histoire, le temps, si l’on sait s’en faire notre allié, peut-être d’un apport, extrêmement important, puisqu’il s’agit de vies humaines à sauver. Et qu’en ces termes-là, l’on ne peut plus se permettre de tergiverser. En attendant qu’une mesure passe, par la voie habituelle, en prenant son train de sénateur, avant d’être avalisée. Le président Saïed, aura, ainsi, tout loisir, de son côté, de passer ses coups de fil, habituels, aux « Grands » de ce monde, afin de gérer, entre gens de bonne compagnie, les affaires de l’Etat sur une autre échelle. Nécessité oblige…

Samia HARRAR