Un protocole de mise en œuvre s’impose - Le Temps Tunisie
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Mar.
30
2020

Après les mesures socio-économiques, place à la concrétisation

Un protocole de mise en œuvre s’impose

Mercredi 25 Mars 2020
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•Les structures patronales exhortent l’Etat d’aider les PME pour payer leurs salariés

Après l’annonce des mesures socio-économiques exceptionnelles décidées par l’Etat suite à la proclamation du confinement total, place aujourd’hui à l’action. Un portefeuille de 2500 MD sera mobilisé pour la concrétisation de ces mesures. Le FMI vient d’annoncer le décaissement de 400 millions de dollars au profit du gouvernement tunisien dans sa lutte contre la pandémie de la Coronavirus.  Mais, qu’en-est-il du protocole de mise en œuvre de ces mesures ? 

 

Mohamed Nouri Sghaïer, économiste et candidat à la présidentielle 2019, a appelé le gouvernement à mettre en place un plan d’actions permettant la réalisation des mesures exceptionnelles annoncées: «  Les mesures gouvernementales seront vaines sans une structure de proximité pour leur lise en œuvre », a-t-il affirmé.

Sinon comment va-t-on allouer les 300 milliards consacrés au chômage technique et les 150 milliards à attribuer aux familles nécessiteuses ?, s’interroge-t-il. « D’où le rôle des Conseils régionaux et de la société civile qui doivent travailler de concert avec les agents de sécurité et les Maires pour accomplir leurs devoirs et distribuer les allocations au profit de leurs bénéficiaires », suggère-t-il. Il faut ainsi mettre les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs escomptés à savoir : assurer la pérennité des entreprises et préserver les postes d’emplois.

A juste titre, une émission spéciale a été consacrée mardi sur les ondes d’Express.fm intitulée : "Sauvons nos entreprises pour préserver nos emplois".Des entreprises, artisans, salariés, institutions, grands groupes, PME TPE PMI, experts comptables, juristes, consultants, universitaires, syndicats et des responsables politiques, ont participé à cette émission spéciale.

 

Sauver les PME

Tarek Cherif, président de la CONECT et Samir Majoul, président de l’UTICA, ont réitéré leur appel pour sauver les PME. Les deux structures patronales appellent grosso modo à reporter le paiement des impôts et la cotisation patronale et de voler au secours des entreprises en difficultés pour payer leurs salariés.

Tarek Cherif a appelé le gouvernement à prendre des mesures permettant le report de paiement des impôts et de cotisation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) des petites et moyennes entreprises (PME). Il a appelé l’Etat à intervenir pour permettre à ces entreprises de payer leurs salariés.  La CONECT demande que le report des charges fiscales et sociales soit applicableimmédiatement et concerne l’échéance fiscale du 28 mars 2020 ainsi que la déclarationsociale auprès de la CNSS du 1er trimestre 2020 et ce pour les très petites, les petites etmoyennes entreprises qui sont fortement touchées par la crise actuelle et qui seront dansl’incapacité d’honorer leurs échéances dans l’immédiat. La CONECT appelle également à revoir à la baisse les frais portuaires sur fond de perturbations.

 

Arrêtez la diabolisation du privé !

De son côté Samir Majoul hausse le ton et appelle à accélérer la réalisation des mesures annoncées. M. Majoul a exprimé son indignation contre la campagne de diabolisation menée notamment par l’UGTT à l’encontre des Chefs d’entreprises et du secteur privé en particulier. Il a déploré les propos exprimés par le ministre du Commerce tout en appelant toutes les parties à mettre fin au populisme et à agir de concert et unir nos forces pour sauver le pays du marasme économique annoncé. « La planche de salut est dans la défiscalisation et dans la relance de l’investissement… Nous avons 5000 milliards de trop-perçu de TVA à restituer », a-t-il récupérer. 

Yosr GUERFEL AKKARI