Al-Badil Ettounsi avec des candidats aux mains propres - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 8 Février 2019

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2019

Mehdi Jomaa et les prochaines élections

Al-Badil Ettounsi avec des candidats aux mains propres

Mardi 22 Janvier 2019
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Le président du parti Al-Badil Ettounsi (l'Alternative), Mehdi Jomaa a souligné la nécessité de préparer les élections à travers la résolution de la crise de l'instance électorale ISIE, la mise en place de la Cour constitutionnelle, l'amélioration du climat politique et social et la garantie de la liberté de la presse et de l'indépendance des médias. Il s'exprimait en marge d'une conférence organisée par le parti sur "la situation sécuritaire nationale et le traitement de la question des revenants de retour des foyers de tension : l'exemple de la Syrie".
 

Mehdi Jomaâ a souligné qu’"Al-Badil Ettounsi se présentera aux prochaines élections avec des listes donnant la priorité à des candidats aux mains propres", sans donner des précisions s'il compte se présenter à l'élection présidentielle de 2019.
Pour lui, la Tunisie ne peut avancer et surmonter la crise qu'à travers l'association des compétences ayant l'aptitude de gérer les affaires du pays.
Au sujet de la grève générale de la fonction publique et du secteur public de jeudi 17 janvier courant décrétée par l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), le président d'Al-Badil a estimé que l'organisation syndicale a montré sa capacité à encadrer la base syndicale et à éviter les dérapages. Pour lui, l'UGTT est un partenaire social principal sérieux et responsable et est en droit de défendre ses affiliés.
Le gouvernement doit garantir un minimum d'indépendance vis-à-vis des institutions internationales, a-t-il dit, dans une allusion au Fonds monétaire international (FMI). Il doit entamer une grande réforme de l'économie nationale et se tenir à l'écart des tiraillements politiques qui ont retardé les avancées économiques, a estimé Mehdi Jomaa.
La rencontre qui focalise sur les revenants de retour des foyers de tension a été l'occasion d'aborder les dimensions sociologique et sécuritaire de la question. Y ont notamment pris part, le sociologue Slaheddine Ben Fraj et l'ancien ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur chargé de la sécurité Ridha Sfar.
Pour Ridha Sfar, la crainte du retour des terroristes est "légitime". Malgré les revers subis par Daech et les groupes terroristes en Syrie, l'appareil sécuritaire en Tunisie doit faire preuve de vigilance et de précaution, a-t-il affirmé.
Le retour des revenants des foyers de tension peut être maitrisé par la sécurité tunisienne que ce soit par la voie officielle ou par d'autres moyens, a-t-il soutenu, ajoutant que le défi majeur à relever maintenant est de réfléchir sur les causes de la propagation du terrorisme et les moyens d'y faire face plutôt que s'attarder sur les résultats.
De son côté, l'universitaire Slaheddine Ben Fraj a estimé que la majorité des Tunisiens sont contre le phénomène du terrorisme malgré le fait que la plupart des terroristes se trouvant dans les foyers de tension sont d'origine tunisienne. Pour lui, les causes directes du terrorisme trouvent leur explication dans l'échec économique et social de l'Etat de l'indépendance.
Les participants à la rencontre étaient partagés quant à la solution à adopter pour traiter la question des revenants des foyers de tension entre ceux qui préconisent la solution sécuritaire et ceux qui favorisent la dimension sociale.