Les effets des tiraillements politiques sur l’éducation - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 8 Février 2019

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26
2019

Crise de l’enseignement secondaire

Les effets des tiraillements politiques sur l’éducation

Dimanche 20 Janvier 2019
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L’ombre des tiraillements politiques plane sur le système de l’éducation nationale qui perd, de jour en jour, sa crédibilité, auprès des parents, des élèves et, aussi, des enseignants. Les aléas aidant, toutes les parties font face à une situation anachronique qui ne mènera le secteur que vers le désastre, surtout qu’un dialogue des sourds s’est instauré entre le ministère et le syndicat.

 

Le réseau de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique a appelé hier la présidence du gouvernement à organiser, dans les plus brefs délais, un dialogue sur la crise actuelle du système éducatif qui réunira le gouvernement, les syndicats, les partis politiques et les organisations nationales.
Dans un communiqué, le réseau a souligné la nécessité de discuter, dans le cadre de ce dialogue, la question de la réforme éducative, l’amélioration de la situation financière des enseignants et de leurs conditions de travail ainsi que le régime de retraite.
La même source a indiqué qu’au terme de ce dialogue, les enseignants s’engageront à organiser les devoirs de synthèses et à tenir les conseils de classe. Pour sa part, le ministère s’engagera, selon le réseau, à arrêter toutes les sanctions.
Dans ce contexte, le réseau de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique a souligné la nécessité d’éloigner le secteur éducatif des tiraillements politiques exprimant son soutien aux professeurs et sa compassion avec les élèves qui sont tous affectés par la difficulté de la conjoncture économique du pays.
Pour sa part, le secrétaire général de la fédération générale de l’enseignement secondaire, Lassâad Yakoubi, a souligné hier que les revendications des enseignants du secondaire n’ont pas été discutées dans le cadre des négociations sociales dans la fonction publique étant donné qu’il s’agit de revendications spécifiques au secteur de l’éducation.
Appel à des négociations sérieuses
Dans une déclaration à l’agence TAP en marge de la tenue de la commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à Hammamet, Yakoubi a souligné l’adhésion des enseignants aux mouvements de protestation décidés par l’UGTT pour défendre le droit des travailleurs dans la fonction publique à une augmentation salariale.
Il a ajouté que la reprise négociations avec des propositions sérieuses à la hauteur des attentes des enseignants est la seule solution possible à la crise actuelle.
S’agissant de l’éventuelle possibilité d’une année blanche, Yacoubi a souligné que le ministère de l’éducation et la présidence du gouvernement sont les seules parties capables de répondre à cette question faisant remarquer que leur silence ne fait qu’augmenter les tensions notamment avec la suspension des cours dans certains établissements.
Yakoubi a estimé que les mouvements de protestation observés récemment par les élèves sont légitimes, puisqu’ils appellent le gouvernement à agir pour résoudre cette crise.
Dans ce cadre, il a appelé les parents à faire pression sur le gouvernement pour reprendre les négociations et aboutir à un accord.
Il a, en outre, tenu le gouvernement pour responsable du blocage des négociations et de la détérioration de la situation en raison de la politique d’atermoiement faisant remarquer qu’une journée de colère régionale sera observée mercredi prochain et une autre journée de colère nationale sera organisée le 06 février prochain.
Dans ce contexte, il a souligné que le syndicat défendra les revendications des enseignants jusqu’au bout.