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Jan.
21
2019

Le poète irakien Kacem Achoumari au Salon littéraire d’Ibn Rachik

Délectations et divergences

Samedi 12 Janvier 2019
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La récente rencontre avec le poète irakien Kacem Achoumari dans le cadre d’ « Assaloun Al Adabi » (Le Salon littéraire) à la maison de la culture Ibn Rachik animé par notre confrère SamahKasdallah a été une occasion de voir et d’entendre un artiste des mots largement connu et reconnu dans le monde arabe.

 

Cela a permis également à un public peu nombreux,certes, mais extrêmement intéressé par la chose littéraire, ici poétique, de discuter du langage poétique d’Achoumari. Ce dernier ne laisse pas indifférent. Critiques, poètes et public n’étaient pas du même avis, ce qui a fortement et positivement alimenté unediscussion qui feignait tourner au vinaigre. La poésie n’est-elle pas par essence provocatrice tout en transmettant les états d’âme, les rêves et les « insurrections » du poète ?Le critique littéraire Béchir Jeljeli a donné le « la » en décortiquant l’expression poétique de Kacem Achoumari en axant son propos sur quelques poèmes de ce dernier. Il s’agissait, entre autres, de : « Ziaratassamâa al akhira » (La visite du septième ciel) et « Moumsikarrih » (Le soutenant du vent.)La métaphore, l’amour inconditionnel du pays, l’Irak, n’y sont pas en reste. La poésie de Kacem Achoumari est également en quête de la mémoire. MaisAchoumari donne toujours du fil à retordre à ses lecteurs et à la critique. Car sa poésie touche à plusieurs formes et tendances poétiques anciennes et contemporaines. Que veulent dire alors les vers alexandrins, libres ou prosaïques ? Mais c’est la prosodie, voire la durée, la mélodie et le rythme des sons d’un poème qui doivent être de rigueur.Achoumari y réussit pleinement tout en étant à la recherche d’un autre temps. Il est, en outre et poétiquement parlant, entre la réalité et la légende. Mais il est un autre côté qui a longuement suscité la discussion. C’est celui de la modernité qui selon un intervenant est une ligne de vie. Car Achoumari la « dompte » allègrement. Ce poète a lu plusieurs de ses poèmes dont un dédié à la Tunisie. D’autres poèmes venaient faire connaître la thèse de ce poète qui défend son arabité à outrance.

Lotfi BEN KHELIFA