Evaluation de l’effort du ministère de l’Equipement - Le Temps Tunisie
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23
2019

Lutte contre la corruption et la mauvaise gestion

Evaluation de l’effort du ministère de l’Equipement

Samedi 12 Janvier 2019
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Les mesures prises par le ministère de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire pour le traitement des irrégularités et dysfonctionnements relevés par les rapports pertinents des structures publiques de contrôle administratif et financier dans la gestion financière et administrative des services du ministère et des agences et sociétés sous tutelle ont été au centre d’une réunion d’évaluation tenue, vendredi 11 janvier, au siège du département en présence du ministre, Noureddine Salmi et du président du haut comité de contrôle administratif et financier, Kamel Ayadi.
L’évaluation a concerné huit rapports de contrôle dont 3 établis par des structures publiques de contrôle, notamment la Cour des comptes et cinq par l’inspection générale du ministère, tandis que les services et entreprises intéressés sont  l’agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU), la société Tunisie Autoroutes, le secteur des bâtiments du ministère, la direction régionale de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire de Sfax, outre une enquête sur les conflits d’intérêts dans la direction régionale de Béjà (c'est-à-dire le favoritisme comme le fait de favoriser l’attribution d’un marché public à un entrepreneur parent).
Dans un point de presse tenu à l’issue de la réunion, le ministre et le président du haut comité de contrôle ont indiqué que 190 irrégularités et dysfonctionnements ont été relevés dans les huit rapports signalés, allant d’irrégularités simples à des délits de corruption à caractère pénal.
Le ministre a indiqué que la moitié des irrégularités ont été traitées, émettant l’espoir que le travail de traitement sera achevé dans sa totalité fin février. Il a signalé que 39 dossiers de corruption ont été transférés au ministère public, en 2018  pour être examinés par la justice, parallèlement à 57 dossiers transférés à l’Instance de lutte contre la corruption, contre 29 en 2017.
Au même moment, également au cours de 2018, le ministère a reçu 23 plaintes et dénonciations sur des délits de corruption de la part des citoyens dont certaines se sont avérées consistantes, contre 12 en 2017
Cependant, 40 plaintes ont été déposées aussi à l’encontre d’entrepreneurs privés, en 2018, contre 22 en 2017.
Pas de chasse aux sorcières
L’avancement dans le traitement des irrégularités a concerné en particulier la société Tunisie Autoroutes, l’ARRU, le secteur des bâtiments du ministère et la direction régionale de Béjà.
Le ministre a mis l’accent sur le souci de prévenir les irrégularités relatives aux conflits d’intérêts, notant qu’une circulaire à ce sujet avait été adressée aux services et structures relevant du ministère, à la lumière des textes réglementaires en vigueur dans ce domaine, comme la loi sur la déclaration du patrimoine et l’enrichissement illégal qui consacre des dispositions à cette question. Il a été aussi décidé de renforcer l’inspection générale du ministère de manière à prévenir les fautes et les erreurs à la source. Notre objectif n’est pas de faire la chasse aux sorcières mais de redresser et de réformer, a dit le ministre.

SALAH  BEN  HAMADI