Il a fallu attendre les catastrophes pour réagir ! - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 8 Février 2019

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8
2019

Stratégie de lutte contre les insectes

Il a fallu attendre les catastrophes pour réagir !

Samedi 12 Janvier 2019
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Le Temps - Huit ans, après la révolution, les responsables se rendent comptent qu’on doit lutter contre les insectes, alors que dans le passé, les opérations pour faire face à ces insectes se déroulaient automatiquement et selon un programme bien déterminé, avec des agents municipaux et ceux de l’Office national de l’assainissement qui faisaient leur travail de la meilleure manière, avec les moyens disponibles.

 

Aujourd’hui, comme dans les autres secteurs, que soit sanitaire, éducatif, ou autre, il faut établir une stratégie pour chaque domaine, alors qu’il y a huit ans, cela se passait d’une manière périodique et chacun savait ce qu’il a à faire, avec les moyens dont il dispose, selon les saisons et la nature des travaux à accomplir. Maintenant, avec les nouveaux dirigeants, il est nécessaire de tout refaire, pour attendre, au meilleur des cas, le stade où nous étions, il y a plus d’une cinquantaine d’années, auparavant.
Bien sûr, comme la situation a empiré, aux dépens de la santé du contribuable, il faut puiser plus dans les caisses de l’Etat, pour établir des stratégies qui n’ont, parfois, aucune chance de réussir.
Le budget préliminaire pour la réalisation de la stratégie nationale de lutte contre les insectes, lancé depuis janvier 2018, est estimé à 1,4 million de dinars, a indiqué, jeudi, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Mokhtar Hammami.
"Le plan d’exécution de cette stratégie nécessite entre 2,7 MD et 3MD, selon le coût des interventions exigées au titre de l’année 2019", a-t-il ajouté, dans une déclaration aux médias, en marge de la 1ère réunion de la cellule permanente de lutte contre les insectes. Ce qui équivaut à dire que les Tunisiens vont, encore, supporter ces insectes, parce que les fonds sont insuffisants pour achever toutes les étapes de la stratégie.
Des commissions régionales, présidées par les gouverneurs sont chargées de l'exécution de ce plan, a ajouté le ministre, relevant que les actions de lutte contre les moustiques (lutte organique et chimique) s'étalent sur toute la période allant du mois d’avril jusqu’au mois de juin de chaque année.
La directrice générale des règlements, de la propreté et de la protection de l'environnement au ministère, Samira Labidi a fait remarquer que le taux de nuisance par les moustiques a été élevé en 2018 à cause des changements climatiques, ajoutant que le taux le plus élevé a été enregistré dans la municipalité de Raoued (gouvernorat de l'Ariana).
Selon la responsable chargée de la veille épidémique à l’observatoire National des Maladies Nouvelles et Emergentes, SouhaBoukatef, 130 cas infectés au virus du Nil occidental ont été enregistrés en 2018, dans 15 gouvernorats du pays, notamment à Sousse, contre 80 cas en 2012, à cause de fortes précipitations enregistrées, l’augmentation de la température, et de non curage des puits...