L’hémorragie continue par la volonté de HCE - Le Temps Tunisie
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Aug.
23
2019

Nouvelles démissions à Nidaa Tounès

L’hémorragie continue par la volonté de HCE

Jeudi 10 Janvier 2019
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Tout ce que fait de bon le président de la République, Béji Caïd Essebsi, pour recoller les morceaux et faire renaître le prestige de Nidaa Tounès, est systématiquement détruit par sa progéniture, le fils à papa Hafedh qui n’a aucun égard, pour ses collaborateurs et les responsables du mouvement.

 

La dernière réunion régionale de Nidaa Tounès, dans le cadre des préparatifs de son premier congrès devant se dérouler du 1er au 3 mars, n’est pas passée, comme toutes les précédentes, sans faire de dégâts. Le parti vient de perdre, encore une fois, des membres de la direction, sans oublier les clashs qu’on a voulu estomper, bien qu’ils étaient visibles à l’œil nu, entre Hafedh, Moncef Charfeddine, ainsi que Ridha Belhaj, et on ne sait qui d’autre, puisque le directeur politique avait eu l’audace de quitter la salle, avant la fin des travaux

Et revoilà que l’hémorragie continue. Cinq députés du parti de Nidaa Tounes, Ridha Zghondi, Olfa Jouini, Ali Bellakhoua, Tarik Fettiti et Dorra Yakoubi, ont présenté leurs démissions du bloc du parti à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) en déposant mardi leurs demandes de démission au bureau d'ordre de l'ARP, portant à six le nombre des démissionnaires après Mahmoud Quahri qui avait présenté sa démission vendredi dernier.

Certes, ces députés n’appartenaient pas à Nidaa Tounès, mais ils étaient venus grossir les rangs qui se sont amenuisés. Leur arrivée avait porté le nombre des députés de Nidaa Tounès à 46, après la fusion avec l’Union patriotique de Slim Riahi. Mais, en l’absence de leur patron, ils ont préféré faire leur révérence, surtout qu’ils ne se reconnaissent pas dans ce parti, sachant qu’ils n’ont aucune idée sur la date de son retour.

Tarek Fettifi a confirmé ces démissions, s'abstenant toutefois de préciser les raisons de ces défections.

Le bloc du mouvement Nidaa Tounès avait connu une vague de démissions, réduisant le nombre de ses députés de 86 après les élections législatives de 2014 à 46 députés selon une dernière mise à jour de la composition des blocs rendue publique lundi par le bureau de l'ARP, sans compter les six nouvelles démissions qui sont arrivées, après.

Ainsi, ces événements prouvent que Hafedh Caïd Essebsi, volontairement ou pas, est pire qu’une catastrophe pour Nidaa Tounès, parce que son opération de sabordage du parti est, tellement, bien orchestré qu’on peut penser qu’elle est voulue, mais cela semble bien au-dessus de la manière à penser d’un responsable qui ne peut, jamais, devenir un bon politicien quoi que fasse son père.

Nidaa Tounès, le parti en qui tous les Tunisiens avaient cru et qui ont des droits sur lui et ses dirigeants, parce que c’est le peuple et les patriotes qui ont fait Nidaa et ils ont tous les droits sur lui, alors que Hafedh croit que ce parti est un héritage et un jouet qu’il peut manipuler selon son humeur du jour.

La médiocre progéniture du président de la République doit comprendre sa juste valeur et laisser les gens honnêtes, s’ils existent encore, à Nidaa Tounès faire leur devoir, parce que, Révolution ou pas, les Tunisiens ont des droits qu’il faut respecter… et il n’accepteront, jamais, cette dictature que cherche à instaurer le fils du président qui cherche à imposer son point de vue et ses décisions, sans que cela soit contesté par qui que ce soit.

Hafedh Caïd Essebsi est un homme d’affaires… et une idée me passe par l’esprit : est-ce qu’il est en train de payer ses impôts comme les autres et est-ce qu’il a fait sa déclaration sur le patrimoine et les intérêts ? Et cela est une autre affaire à suivre… surtout que rien n’indique qu’il l’a fait, comme c’est le cas, aussi, pour d’autres dirigeants de partis politiques.

Faouzi SNOUSSI