«Jeune cinéma tunisien et algérien» à Menzel Bourguiba: Un constat de renouvellement dans les deux pays - Le Temps Tunisie
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Menzel Bourguiba

«Jeune cinéma tunisien et algérien» à Menzel Bourguiba: Un constat de renouvellement dans les deux pays

Dimanche 23 Décembre 2018
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Une nouvelle manifestation cinématographique aura lieu à Menzel Bourguiba du 25 au 29 décembre 2019. Elle sera consacrée au « Jeune cinéma tunisien et algérien » avec des projections suivies de débats et d’ateliers de réalisation et d’analyse filmique.
Cette manifestation est organisée par l’Association Sentiers-Massarib, en partenariat avec le Ciné-club de Menzel Bourguiba, Archipels Images,  l’Association pour l’Edification d’une culture de la Citoyenneté et Echos cinématographiques. Elle est, en plus, soutenue par la fondation Rambourg, la maison des jeunes de Tinja, la Fondation euro-méditerranéenne de soutien aux défenseurs des droits de l’Homme et la maison de la culture Bayram Ettounsi à Menzel Bourguiba. Et après « le politique au cinéma en octobre 2017 », tout ce beau monde reviendra à ladite ville « où se perpétue une tradition de militantisme culturel et citoyen…Où l’unique salle de cinéma de la ville, Le Métropole, est maintenue en vie. » Le thème choisi étant « jeune cinéma tunisien et algérien », a été dicté par un renouvellement du cinéma dans les deux pays limitrophes. D’ailleurs, le choix des films réalisés par de jeunes cinéastes l’explique. D’un autre côté, « l’esthétique du renouvellement et ses rapports à la représentation dans ses dimensions sociales et politiques » seront au cœur des préoccupations des organisateurs. Le choix des films a été aussi bien pour les documentaires que pour les fictions. 
 
Longs-métrages et réflexions
Ainsi, dans : « En attendant les hirondelles », long-métrage de fiction de Karim Moussaoui, « le mode narratif tripartite est doublement construit sur la continuité et la discontinuité au service de la représentation de ce qui bloque et d’un passé qui ne passe pas. » Et dans « Atlal », de Djamel Kerkar, « la mémoire dévastée d’un lieu et de ceux qui l’habitent, jeunes et moins jeunes, est explorée par une démarche documentaire tout aussi vigilante qu’attentive au sensible et aux traces du désastre. » Quant aux films tunisiens choisis, ils sont issus du cinéma indépendant et ont été étrangement très peu vus en Tunisie. « Forgotten », de Ridha Tlili, « est dédié à une réflexion sur l’invisibilité de certains jeunes de certains territoires et sur leur exclusion du champ de la représentation. » Quant à « Dans la peau », de Jilani Sâadi, certes moins jeunes que les cinéastes sur lesquels a été porté le choix des organisateurs, « il a ouvert la voie à une expérimentation qui s’affirmera davantage dans ses films : « Bidon 1,2 et 3. » La manifestation a préféré programmer des films tunisiens qui souffrent des contraintes du marché. Et du côté des courts-métrages, ce sont : « Les baies d’Alger » et « Tarzan, Don Quichotte et nous » de Hassen Farhani et « Fade » d’Alaeddine Abou Taleb et « Interdit d’aimer » de Marwa Tiba.
 
Ateliers tout au long de la manifestation
Les ateliers sont ouverts à trois tranches d’âge. Il s’agit de celui de réalisation pour enfants à l’Ecole primaire El Blat, sera animé par Imen Dellil, assistée par Chaima Chorfane et Anissa Troudil’atelier d’analyse filmique au collège Ibn Charaf sera animé par Saida Hamdi et Insaf Machta et l’atelier de réalisation pour jeunes adultes à la maison de jeunes de Tinja pour une réflexion sur l’image et l’initiation d’un public jeune à sa fabrication. Il sera dirigé par Soumaya Bouallegui et Nina Khada. De quoi meubler des heures creuses et inciter au fait cinématographique.
Lotfi BEN KHELIFA