Bruits et chuchotements - Le Temps Tunisie
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Bruits et chuchotements

Dimanche 23 Décembre 2018
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Projection presse du film «Le Pardon» de feu Najoua Limam Slama: un rêve achevé
Parallèlement à sa sortie en salle en Tunisie, « Le Pardon « premier long métrage de la réalisatrice Najoua Limam Slama décédée le 28 février 2018 a été projeté en avant-première pour la presse, mercredi 19 décembre 2018 à la salle Omar Khélifi à la Cité de la culture.
Interprété notamment par Mohamed Ali Ben Jomâa, Abed Fahd, Sameh Senkri, Mariem Ben Hussein, Riadh Hamdi, Ali Bennour, Saoussen Mâalej, « Le Pardon « est le premier et dernier long métrage de Najoua Slama, une œuvre où elle parle d’elle-même et de son combat contre la maladie.
Quand elle a reçu la subvention pour la réalisation de son film, Najoua Slama découvre qu’elle était atteinte du cancer, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre son rêve. Elle dirigeait le tournage alors qu’elle subissait une chimiothérapie avec tout ce qu’elle impliquait d’effets secondaires. Consciente de son mal, elle a raccourci les délais impartis au tournage de son film dans l’espoir d’assister à son premier montage. Mais le destin en a voulu autrement et ce fut à son époux Ridha Slama, à son fils spirituel le réalisateur Lassaad Oueslati et à tous ses amis qui se sont mobilisés pour aller jusqu’au bout de son rêve et assurer la sortie de son film à partir d’hier dans toutes les salles tunisiennes.
«Le film de Najoua s’appelait au début «Faouzi Mostari». «Nous l’avons changé en lui attribuant le nom de Pardon en signe de fidélité et de reconnaissance, mais aussi, car c’est le dernier mot qu’elle a prononcé avant de tirer sa révérence « a déclaré à cette occasion son époux et compagnon de route Ridha Slama qui a cru à un moment qu’elle allait renoncer à ce projet mais son courage a fini par prendre le dessous sur la maladie, a-t-il mentionné.
Le réalisateur Lassâad Oueslati a indiqué pour sa part que « « Le Pardon « est le rêve que Najoua Slama a entretenu depuis 2012 et qui a été réalisé en 2018. «Nous espérons avoir réussi à transmettre avec fidélité ce qu’elle a voulu dire et exprimer» a-t-il indiqué.
Mohamed Ali Ben Jomâa, tout comme Samah Skandri et Riadh Hamdi ont tenu à exprimer leur reconnaissance à la réalisatrice qui les a choisis comme des porte-voix à son œuvre combien même déchirante.
«Le Pardon» déroule l’histoire simple mais émouvante entre deux personnages : Mostari (Abed Fahd) archéologue qui venait tout juste de quitter la prison et «Faouzi» (Mohamed Ali Ben Jomâa), un juge corrompu à l’origine de l’emprisonnement injuste de Mostari, atteint du cancer. A la phase terminale de sa maladie, ce dernier était serein face à sa fin alors que le juge faisait tout pour lui demander pardon. Un mot qui représente la clé essentielle pour la compréhension du film.
 
L’artiste Oumaima Al Khalil chante l’amour et la liberté
A l’occasion de la célébration du 8ème anniversaire de la révolution (17 décembre/14 janvier), un récital signé par la chanteuse libanaise engagée Oumaima Al Khalil a été organisé en compagnie de l’Orchestre National Tunisien (ONT) sous la direction de Mohamed Lassoued.
Lors de ce concert organisé mercredi soir au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture en présence du ministre des Affaires Culturelles Mohamed Zinelabidine, du ministre du Tourisme et de l’Artisanat René Trabelsi et d’une pléiade d’artistes, le public est venu nombreux savourer la voix à la fois forte et suave de la chanteuse connue grâce à son parcours musical avec le chanteur et compositeur engagé libanais Marcel Khalifé.
Lors de son récital, Oumaima Al Khalil a offert à son public une sélection de ses meilleures chansons interprétées au cours de son expérience avec Marcel Khalifé ou lors de son parcours individuel.
Des mélodies et des chansons à l’honneur de la liberté, de la dignité, de l’égalité et de l’amour ont été au menu de la soirée hommage à la révolution tunisienne du 14 janvier 2011.
Oumaima Al Khalil a démarré son récital avec «Dikrayet Fil Bal», avant d’enchainer avec ses chansons les plus connues comme «Rasayel», «Idayk», «Asfour», «Amar El Mrayi», «Choo Bhib Ghannilak», «El Helwa di» pour ensuite interpréter «Al Kamanjat», une chanson chantée avec Marcel Khalifa lors de son concert sur la scène mythique du Festival International de Carthage.
Sous le signe de l’engagement et de l’amour de la patrie, le spectacle a été clôturé par l’interprétation à capella de la chanson écrite par le poète palestinien Mahmoud Darwiche et composé par Marcel Khalifa «Takabbar».
Le récital d’Oumaima Al Khalil a été aussi l’occasion de savourer la performance de la troupe de l’Orchestre National Tunisien sous la direction de Mohamed Lassoued qui a offert, à plusieurs occasions, l’espace à ses musiciens pour improviser et montrer leur virtuosité.
 
«Cinéma Post-Révolution» à la Cité de la culture
Dans le cadre de la célébration du huitième anniversaire de la révolution du 14 janvier 2011, le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), sous l’égide du Ministère des Affaires Culturelles, organise une série de projections de films tunisiens (courts et longs métrages) produits entre 2011 et 2018 à la salle Omar Khelifi à la Cité de la Culture.
Ce cycle de projections intitulé «Cinéma Post-Révolution» sera organisé du 23 décembre 2018 au 14 janvier 2019 à 19H00 selon un programme hebdomadaire qui sera publié bientôt.
Chaque film sera suivi d’un débat animé par le réalisateur ou un des acteurs principaux.
 
Le festival «Festina Lente» accoste à Sidi Bou Saïd du 21 au 23 décembre 2018
Le festival itinérant à la voile «Festina Lente» accoste à Sidi Bou Saïd du 21 au 23 décembre 2018. 
Créé par l’association «Artquipage», ce projet en voiliers fait la promotion des événements culturels dans un environnement maritime. Il s’agit de la troisième aventure humaine «expérimentale» d’artistes/marins embarquée plusieurs mois à bord d’une flottille de voiliers, portée par l’association, après l’édition 2016-2017 et l’Armada 2013.
Pour l’édition 2018-2019, Tunis fait partie de l’aventure artistique et éco-citoyenne et accueillera «Festina Lente» les 21, 22 et 23 décembre au port de Sidi Bou Saïd, de 13h00 à 20h00.
Le festival «Festina Lente», c’est 8 mois de tournée, 7 escales d’une vingtaine de jours programmées en Espagne, au Maroc, en Tunisie, en Grèce, en Turquie, en Sicile et en France et 15 artistes et marins aux profils et aux univers très variés (âgés de 20 à 43 ans, leurs parcours souvent atypiques ont été rythmés par des formations dans la danse, les arts du cirque, l’éducation spécialisée, la marine, la cuisine, l’école de la rue...) etc
Lors de l’escale tunisienne, les curieux et avertis peuvent participer à des ateliers (Low tech, Photographie à l’ancienne, Capoeira, Théâtre, Musique, Illustrations, Cirque, Danse...). Outre des visites de bateaux, ils peuvent assister à des spectacles participatifs et interactifs, à des projections, des banquets artistiques, à des expositions et des shows de cirque, de l’acrobatie et à des spectacles de musique.