Plus on est des fous, plus on s’amuse ! - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 8 Février 2019

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Jul.
21
2019

Chronique

Plus on est des fous, plus on s’amuse !

Vendredi 21 Décembre 2018
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Pas «rouge de cœur» comme le poète, et ça ne sera pas un rendez-vous –manqué- avec l’Histoire puisqu’on est bord-cadre. C’est dire que l’intention y prévaut ! Peu importe : ce qu’il fallait comprendre, c’est que le signal de la fête a été lancé. Un tantinet, un peu en avance, car, pour les flonflons, il est également trop tôt pour repasser. Dans ce joyeux « tohu-bohu » en masse, disparate, manque la barbe. Du père Noel ? La «mise en abyme» laisse songeur…
Quand les enfants s’amusent, il faut en profiter pour aller faire ses courses. On ne sait jamais. Avant l’heure ce n’est jamais l’heure, après l’heure, rien ne sert de courir.  On fait quoi alors ? Surtout ne pas déranger ! Mais est-ce que c’est sérieux ?
Une partie d’échec ça suppose qu’il y ait toujours un vainqueur et un perdant. Et cela se joue sur un tout petit territoire. L’enjeu, par contre, est rarement proportionnel à la taille de ce territoire. Il arrive même qu’il déborde. Après coup, lorsqu’il faudra dénombrer les dégâts, il est rare qu’ils soient légion à se bousculer au portillon. On en est là.
Pour autant, c’est sérieux cette querelle entre Béji Et Chahed, c'est-à-dire bien entendu, entre le Chef du gouvernement et le Président de la République ? Entre Carthage et la Kasbah ? Pourquoi ils se tourneraient le dos? Est-ce vraiment le moment, lorsque l’on sait que les vautours, et les rapaces en tout genre, guettent, et attendant le moment opportun, pour se saisir de leur «proie», et la déchirer sans pitié ni remords ?
La Tunisie n’est pas un «gâteau» que l’on se partage, en se disputant férocement pour qui aura l’avantage de trouver la «fève du roi». Et nul n’a le droit d’en hypothéquer l’avenir, pour la laisser, exsangue, à nos enfants. Alors qu’ils fassent la « paix des braves », ou qu’ils fument ensemble le «calumet», avec du cannabis si ça peut calmer leurs ardeurs, mais qu’ils se débrouillent, pour la sortir du «marasme», où ont pu la jeter leurs agissements. C’est cela être Responsable. C’est une question d’honneur. Et de patriotisme. Si ça veut encore dire quelque chose…

Samia HARRAR