Bruits et chuchotements - Le Temps Tunisie
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Bruits et chuchotements

Dimanche 16 Décembre 2018
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Clôture de la première édition des «Fenêtres sur le cinéma de Tunisie» à Paris
La première édition des «Fenêtres sur le cinéma de Tunisie» qui a démarré le 10 décembre, a été clôturée jeudi soir au siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), à Paris.
Trois longs-métrages ont été projetés lors de la dernière soirée « La belle et la meute « de Kaouther Ben Hania, « Benzine « de Sarra Abidi et « Demain dès l’aube « de Lotfi Ben Achour.
Considérée par les cinéastes comme un événement réussi, cette première édition a enregistré des lacunes, essentiellement, au niveau des conditions de projection des films.
Le réalisateur Ridha Behi a estimé, dans une déclaration à l’agence Tap que « c’est un pas important pour le cinéma tunisien «. L’organisation d’une telle manifestation à la capitale française répond à un besoin de la communauté tunisienne et maghrébine installée en France, selon le cinéaste qui soulève l’aspect technique. « Il faut veiller lors des prochaines éditions à ce point important «, appelle Ridha Behi tout en suggérant aux organisateurs de projeter les films dans une salle de cinéma ouverte au public.
De son côté, le cinéaste Lotfi Achour, a estimé que l’événement est bien réussi d’autant plus qu’il a été monté dans un laps de temps court. Et d’ajouter « Je pense que ce type de rendez-vous qui sera annuel, pourrait être un levier pour présenter des films qui n’ont pas les possibilités de sortir dans le réseau commercial français».
Le réalisateur a estimé par ailleurs, que les longs métrages sélectionnés lors de la première édition des Fenêtres du cinéma de Tunisie reflètent assez bien la diversité des écritures et des univers artistiques du cinéma tunisien des dix dernières années.
Le cinéaste Nidhal Chatta, a appelé à ne pas restreindre cet événement à la ville de Paris uniquement. Il faudrait le faire sortir à un public plus large, d’autant plus que les spectateurs présents en cette première édition sont majoritairement Tunisiens ou Franco-tunisiens, selon le réalisateur. « Cela aiderait les cinéastes à faire connaître leurs films à défaut de pouvoir les distribuer dans les salles de cinéma «, a signalé Nidhal Chatta tout en estimant qu’il faudrait prévoir une stratégie de communication pour mieux drainer les spectateurs de différentes origines.
La première édition des Fenêtres du cinéma de Tunisie organisée, du 10 au 13 décembre à Paris, par la délégation permanente de la Tunisie à l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la culture et les sciences (Unesco) en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, le Centre national du cinéma et de l’image (Cnci) et l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) sera un rendez-vous cinématographique annuel à Paris. Au total dix longs-métrages ont été projetés lors de cette édition.
« La prochaine édition sera consacrée aux documentaires et aux longs-métrages «, a annoncé l’ambassadeur délégué permanent de la Tunisie auprès de l’Unesco tout en indiquant que le thème de la table ronde sera « Venir tourner en Tunisie».
De son côté, la directrice du Centre national du cinéma et de l’image (Cnci) Chiraz Lâatiri, a indiqué que le Centre œuvrera à rapprocher davantage le cinéma tunisien du public parisien à travers l’organisation des cycles de projection.
Le ministre du Tourisme et de l’artisanat, René Trabelsi a assisté à la cérémonie de clôture de la première édition des Fenêtres du cinéma de Tunisie.
 
Trophée francophone du court métrage 2018 décerné au film tunisien «On est bien comme ça» de Mehdi Barsaoui
Le cinéma tunisien a remporté un prix lors de la cérémonie de clôture de la 6ème édition des Trophées Francophones du Cinéma qui s’est terminée le samedi 8 décembre au Quai des arts de Saint-Louis du Sénégal par la remise des Trophées. Ainsi, le Trophée francophone du court métrage a été décerné au film tunisien «On est bien comme ça» réalisé par Mehdi Barsaoui.
Le film de fiction, troisième court-métrage du jeune réalisateur tunisien après «Bobby» et «A Ma Place», est une production de Cinetelefilms Prod avec en tête d’affiche Sawssen Mâalej et le réalisateur Nouri Bouzid, acteur invité dans le film.
Poulain de bronze au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco 2017) et Muhr du Meilleur court-métrage au Festival International du Film de Dubai (DIFF) 2016, le film raconte l’histoire de «Baba Azizi», un vieil homme que la maladie n’a pas épargné. Balloté de maison en maison entre ses différents enfants, il se retrouve chez sa fille pour y passer quelques jours. Un énième calvaire en perspective... sauf que les choses ne vont pas se passer comme il s’imaginait.
 
La 40ème édition du festival international des oasis de Tozeur du 21 au 24 décembre
La 40ème édition du festival international des oasis de Tozeur se tiendra du 21 au 24 décembre. L’édition 2018 est organisée avec le soutien des ministères des affaires culturelles, du tourisme et de l’artisanat et des autorités locales (gouvernorat et municipalité)
Au programme de cette édition, figure une panoplie d’expressions artistiques et de nouvelles célébrations du patrimoine local ainsi que des expositions d’arts plastiques et des activités variées pour enfants.
Le démarrage du festival sera marqué par une exposition d’arts plastiques au centre ville de Tozeur et la présentation du spectacle folklorique «el kharja» à partir de la place des arts jusqu’à la place de l’indépendance.
Le festival propose par ailleurs, dans son volet pédagogique, une conférence scientifique sur les perspectives de l’agriculture biologique durable et des journées nationales de l’artisanat et des petits métiers.
Outres les spectacles artistiques qui seront animées notamment par des troupes locales mais aussi venant d’Algérie, de la Libye et de l’Egypte ainsi que les spectacles de rue, le programme comporte des projections cinématographiques de films documentaires sur les sites et monuments touristiques et culturels dans la région de Tozeur.
La clôture sera marquée par l’organisation d’une conférence sur «les contributions du Djérid dans la civilisation tunisienne et humaine», un défilé de costumes traditionnels et par une soirée avec Chirine Lajmi et Rayane Youssef à l’ancien stade municipal.
Le directeur du festival Nasreddine Chebbi a dans une conférence de presse tenue samedi à Tunis mentionné que le ministère des affaires culturelles a réservé une subvention de l’ordre de 120 mille dinars outre les spectacles subventionnés. Le festival a également bénéficié d’une subvention de 200 mille dinars octroyée par le ministère du tourisme et de l’artisanat. Il a, dans ce contexte, tenu à souligner que les autorités officielles se sont chargées de soutenir le festival en vue de garantir sa pérennité face à l’absence de sponsors.