Du côté du prétoire - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 8 Février 2019

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Apr.
26
2019

Au palais de justice

Du côté du prétoire

Dimanche 16 Décembre 2018
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Du côté du prétoire
«Je veux qu'on se souvienne de moi comme d'une personne soucieuse de liberté, d'égalité, de justice et de prospérité des peuples»
Rosa Parks  
Au palais de justice: « Non , nous ne sommes pas des balances » !
La journée de jeudi dernier a été  marquée par la manifestation  des avocats en colère contre  la loi de finances  2019 dans son  article 34 , dans lequel il est fait obligation à l’avocat de  révéler certains secrets de leurs clients à la demande de l’administration fiscale, ce qui constitue une atteinte au principe du secret professionnel. Le point de départ de la manifestation a été la salle des pas perdus au palais, où les avocats se sont rassemblés,  arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « le secret professionnel, une ligne rouge » ou encore, « les avocats ne sont pas des balances ». Les audiences ont été renvoyées en l’état et aussi bien les magistrats que les greffiers, huissiers te auxiliaires de justice ont coopéré, afin que la grève se déroule dans les meilleures conditions sans perturber la bonne marche de la justice, en préservant en même temps les intérêts des justiciables. 
 
Une avocate agressée par un accusé: La profession d’avocat, un sacerdoce !
La personne qui a agressé une avocate a comparu dernièrement devant le tribunal cantonal de Tunis, qui s’est dessaisi pour le tribunal de première instance, compétent en la matière, en vertu de l’article 45 de la loi régissant la profession d’avocat. Bien souvent le défenseur de la veuve et de l’orphelin se trouve entre le marteau et l’enclume, car les droits et les intérêts diffèrent selon les situations et les personnes mises en causes. Cela dit la loi est la même pour tous et l’avocat ne peut agir que dans le respect de celle-ci.
 
AMT: "Pressions et critiques sur le pouvoir judiciaire » ? 
Anas Hammadi, président de l'Association des Magistrats Tunisiens, a révélé dans une déclaration à l’agence TAP  que des pressions et critiques ont été exercées sur le pouvoir judiciaire pour le décourager de travailler sur des dossiers de la justice transitionnelle liés à des violations flagrantes des droits de l'homme ou à une corruption financière et administrative.    C’était en marge de la conférence finale des travaux de l'Instance Vérité et la Dignité en Tunisie qu’il   déclaré « que le pouvoir judiciaire avait fait de gros efforts pour traiter les affaires des graves violations des droits de l'homme, mais n'avait pas encore progressé en matière de corruption financière et administrative ». Il a souligné  en outre que le système judiciaire spécialisé dans la justice transitionnelle était disposé à jouer pleinement son rôle pour traiter toutes les questions en suspens liées à la corruption financière qui accusent un certain retard.
Il a souligné que l'Association des juges soutient le processus de justice transitionnelle depuis sa création, en particulier après avoir finalement rejoint la "Coalition pour soutenir le cours de la justice transitionnelle", "l'un des éléments majeurs qui ont soutenu ce processus".
Le président de l'Association des magistrats tunisiens a indiqué que le cours de la justice transitionnelle était menacé mais l'IVD avait été soutenue pour mener à bien ses travaux et exposer aux Tunisiens ses travaux.
Il a ajouté que les critiques du pouvoir judiciaire concernant son rôle dans l'établissement de la justice transitionnelle sont légitimes, mais devraient tenir compte des procédures de suivi et de traitement qui prennent du temps, se félicitant de la forte présence de représentants du pouvoir judiciaire à cette conférence., en précisant que "Le président du Conseil supérieur de la magistrature a souligné lors de cette conférence l'implication du pouvoir judiciaire dans le succès de la justice transitionnelle, le traitement de toutes affaires soumises au pouvoir judiciaire et qu'il jouerait pleinement son rôle dans la protection des droits et des libertés et la révélation de la corruption financière et administrative", 
 
 Ces nobles figures qui nous quittent
Nous avons appris  la disparition 
-De la mère  de Me Kamel Boujah avocat à Tunis
La défunte a été inhumée le 14 décembre dernier au cimetière d’Hammam-Lif
Puisse Dieu le Tout Puissant lui accorder Son Infinie Miséricorde et   l’accueillir en son Eternel Paradis
Ahmed NEMLAGHI