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ligue des champions: Quarts de finale –retour-Aux dépens de l’ESS, l’EST persiste et signe

• Chiheb Ellili : «Nous avons manqué d’agressivité en attaque» - • Khaled Ben Yahia: «Réalisme payant»

Dimanche 23 Septembre 2018
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• Chiheb Ellili : «Nous avons manqué d’agressivité en attaque»  -    • Khaled Ben Yahia: «Réalisme  payant»

En battant  l’ESS  aussi bien à  Radés (2-1) qu’à Sousse (0-1) lors des quarts de finale de la Ligue des Champions, l’EST  accède aux demi-finales de cette épreuve. On doit  bien  le reconnaître  pour y parvenir  à  cet objectif  les  Espérantistes,  forts des leçons  tirées  de leur élimination  en Coupe  arabe, ne se sont pas  laissés  distraire  pour  se montrer  agressifs sur le plan  offensif et  très  vigilants et solidaires sur le  plan défensif, juste de quoi  conférer  au groupe  un  minimum d’équilibre nécessaire  pour  se surpasser , voire  se transcender. Ce fut  le cas  aussi  bien à Sousse  que six jours plutôt  à Radés. Bref,  les  « sangs et or »  ont rempli  correctement  leur  mission. 

 

« Beaucoup reste à  faire»

Dans  sa déclaration d’après match, le coach étoilé  Ellili  assurément  pris de court  et  désabusé  par  ce résultat  auquel il  s’y attendait le  moins  finira par lâcher  que  « ce qui a précipité  la défaite  de son équipe  c’est  l’absence d’agressivité   essentiellement  le plan  offensif. En  effet, peut-il en être autrement quand l’équipe a manqué cruellement de profondeur dans  son jeu (aussi bien à Radés qu’à Sousse) ? Ayant opté  pour évoluer  avec un seul  attaquant de pointe  Chermiti alors que tout le monde s’attendait à voir  d’entré  le duo Chermiti- Mareï  pour  plus d’efficacité, Chiheb  Ellili   s’est dessaisi  lui-même  d’une  rme qui aurait pu  changer  la donne dés la première période. Et même en  alignant  d’entré de match Ghazi et Kechrida  dans les  couloirs pour créer  le surnombre,  la tactique n’a pas été  probante non plus. Est-ce à dire que l’équipe a manqué  d’inspiration ? Voire d’organisation et  d’animation offensive ? On n’est pas  loin de le penser tant  la place d’un vrai palymaker  était  vacante. Mais ce n’est pas le seul  élément qui  pesé dans la  balance. Car  même l’arme des balles arrêtées et qui a fait ses preuves à l’aller  s’est avérée un flop tant  son exploitation n’a pas été  efficiente pour inquiéter Jeridi. Le jeune  Belarbi manque d’expérience dans  les matchsintenses  notamment à l’échelle  continentale. La seule circonstance atténuante  que l’on peut accorder au coach  c’est  le fait d’être  privé de deux importants  changements  tant il a été   l’objet d’un double handicap la sortie  en cinq minutes  de Boughattas et Hannachi au bout d’un  quart d’heure de jeu. A l’évidence cela  perturbé  les plans  tactiques  et leurs  supplétifs  notamment en seconde mi-temps  lorsque l’équipe  avait manqué  d’énergie pour aller au bout  de ses actions. Bref,  au delà du résultat et de la  petite forme  de quelques  joueurs,  il y a lieu  de souligner  l’approximation et l’hésitation qui a  entaché  les  choix tactiques  du coach étoilé  qui semble en fin de compte éprouver  quelques  difficultés  à  activer  la  cohésion du  groupe et  surtout à bien sélectionner les  hommes  pour  réussir  ses  choix sur le plan tactique. Comme  l’EST,  sortie de la Ligue des Champions  pour laquelle Ridha Charfeddine a dépensé sans compter, faisant  de ce trophée son objectif de la saison,  l’Etoile  peut toujours  se   concentrer sur la Coupe  arabe des champions. 

 

  « Un match d’hommes»    

Le moins  que l’on puisse dire c’est que  les  espérantistes  en venant  à Sousse  n’avaient pour objectif  que de préserver  le but de Radés  et  éventuellement  se rassurer en se mettant à l’abri par un autre but. C’est chose  faite, bien faite  même  tant  on a été surpris  de l’agressivité  des joueurs  espérantistes   aussi bien à l’avant que dans leur  propre zone (Chaâlali dans son élan aurait du être  averti  plus d’une  fois  pour agression  carrément,  Victor Gomez  a vu autrement).  Cette  agressivité   a été  notamment utile au niveau de la zone  médiane  pour  empêcher la  progression de la  balle des sahéliens. D’où le fameux jeu long  adverse qui a desservi  le «petit Chermiti» que  servi l’intérêt de l’équipe. Là sur  ce point  les espérantistes  ont réussi leur mission pour obliger  leur vis-à-vis  à changer  leur fusil d’épaule, voire  rentrer  dans  une phase de doute et de désorganisation. Mission  accomplie   si l’on est  car  ce jour-là  il  s’agit  de compter sur  des gladiateurs plutôt sur de simples  figurants de  joueurs. Cette  qualification doit  motiver  encore les Espérantistes  pour  représenter  dignement  le pays  dans  cette  épreuve  africaine .

Sadok SLIMANE 

 

 

 

Avec un grand mérite 

L’Espérance dans le carré d’as !

Il y aura, malgré tout, une équipe tunisienne en demi-finales de la ligue africaine des clubs champions. Ce sera l’Espérance ST qui est parvenue, non seulement à consolider sa victoire du match aller à Radès, mais à la conforter par une autre après le but réalisé en fin de match par Fousseyni Coulibaly.

 

Force de caractère, solidarité et mental

Trois qualités qui ont contribué à cette qualification pour la suite de cette aventure. Ce ne fut, heureusement pas, un match de « vie ou de mort », une expression qui a mis beaucoup de pression sur les joueurs de l’Etoile dont une grande partie, excepté l’incorrigible Jmel, a accueilli la sentence avec un zeste de sportivité. Toujours faut-il reconnaître que Chiheb Ellili n’a pas trouvé la ou les solutions appropriées pour remplacer Boughattas et Hanachi remplacés après seulement 15 minutes de jeu. Et dire que l’Etoile a réalisé le meilleur mercato estival.

En face, il éclair, d’entrée en jeu, que l’Espérance était bien préparée sur le  plan tactique rien qu’au vu du placement de la défense sur les balles arrêtées outre la couverture et la relance. Et sur le volet mental avec cette force de caractère et cette solidarité qui ont prévalu tout le long de la rencontre.

 

La délivrance est venue de l’inattendu Coulibaly

Les quelques statistiques de la rencontre ont démontré, si besoin est, qu’il ne suffit pas de compter 54% de possession de ballon, d’aligner six corners contre zéro et de bénéficier de moult balles arrêtées pour gagner un match de cette importance mais de créer des occasions de marquer. Or, ces opportunités étaient quasi-absentes, l’unique occasion émanant de Chermiti a été sauvée par Rami Jéridi auteur d’une prestation sans la moindre faute.

Les co-équipiers de Jmel ont fini par jouer le tout pour le tout en fin de rencontre laissant des espaces que les « Sang et Or » ont mis à profit pour porter quelques contres. Celui émanant de Coulibaly lui a permis d’éviter trois joueurs adverses pour aller loger le ballon au fond des filets de Krir. Il ne restait plus que six minutes à jouer compte tenu de du temps de récupération.

Inutile de revenir sur les incidents qui ont prévalu après le coup de sifflet de la rencontre. Dans la mesure où on s’y est habitué dans un paysage qui rejette la défaite. Que dire quand on y a contribué quelques jours plus tôt sur les plateaux d’une télévision privée.

 

Dates à retenir : 2 et 23 octobre

Revoilà l’Espérance ST en demi-finales de la ligue africaine avec la ferme intention d’aller au bout de ses intentions et de celles de la grande famille de l’Espérance. Tous les espoirs sont permis avec cette double confrontation avec les Angolais de Primeiro Do Agosto pour aller en finale dans un premier temps et laisser voir venir la suite. Permis dans la mesure où le match aller se déroulera le 02 octobre à Luanda et le match retour trois semaines plus tard à Radès.

Les « Sang et Or » auront, entretemps, beaucoup à faire avec la mise à jour du calendrier avec au programme un déplacement à Tozeur pour y rencontrer l’ES. Métlaoui avant de croiser le fer quelques jours plus tard avec les Stadistes du Bardo à Radès cette fois-ci. En attendant le rendez-vous de Sfax dans le cadre de la 4ème journée.

Rafik BEN ARFA

 

 

Déclarations des joueurs

Ghilaine Chaâlali   

“Nous savions que le match était difficile, mais nous bien géré la rencontre avec la conjugaison des efforts de tous les joueurs, le staff technique et le comité directeur, et après avoir bien décortiqué le jeu de l’adversaire et bien appliqué les directives de l’entraîneur”.

Sameh Derbali  

“Nous avons franchi un grand obstacle dans la course pour le titre tant convoité, grâce à la grande volonté des joueurs et leur rage de vaincre. Nous avons remporté une grande victoire pour le moral et trouvé la parade aux points forts de l’Etoile. Nous devons maintenant nous concentrer sur la demi-finale face à Primero de Agosto pour atteindre l’ultime étape de la compétition afin de briguer le titre de cette prestigieuse compétition”.

Youssef Belaili   

“Nous avons disputé le match de la volonté au cours duquel les joueurs ont fait preuve de grande solidarité et prouvé qu’ils sont capables d’aller le plus loin possible dans la compétition. Cette victoire a remis l’équipe en confiance après quelques faux pas (notamment l’élimination en coupe arabe dont ils détiennent le titre). Nous allons maintenant bien préparer la demi-finale face à Primero de Agosto, un adversaire qui force le respect après avoir réussi l’exploit d’éliminer la puissante équipe du TP Mazembe”.

 

 

 

2 penalties ratés, le TP Mazembe éliminé !

Quelle déception pour le TP Mazembe ! Bien déterminés à retrouver le toit de l’Afrique cette saison, les Corbeaux de Lubumbashi ont subi une énorme désillusion en étant éliminés dès les quarts de finale de la Ligue des champions par Primeiro de Agosto (0-0 à l’aller, 1-1 vendredi au retour), qui plus est dans leur antre du Kamalondo. Avec d’innombrables occasions manquées, les Congolais ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes, eux qui sortent en vertu de la règle du but marqué à l’extérieur.

La partie avait pourtant commencé de la meilleure des façons avec l’ouverture du score rapide signée Jackson Muleka (1-0, 12e). A ce moment-là, le TPM était qualifié et maîtrisait son match mais Kalaba, de retour après avoir été écarté du match aller, voyait son but refusé pour hors-jeu, puis Malango manquait le break. Les locaux étaient punis pour leur manque d’efficacité sur un coup-franc que Salomao Troco expédiait dans la lucarne de Gbohouo pour égaliser (1-1, 34e.).

Avec ce résultat, les Congolais étaient en revanche éliminés, c’est pourquoi ils continuaient à attaquer et Malango obtenait un penalty avant la pause. L’avant-centre voulait se faire justice lui-même mais sa tentative était trop axiale et Cabaca repoussait du pied (44e). Dès le retour des vestiaires, après un arrêt important de Gbohouo, rebelote à l’autre bout du terrain. Le TPM bénéficiait à nouveau d’un penalty mais c’est cette fois Mputu qui était mis en échec par le gardien adverse qui bondissait du bon côté (47e). Incroyable !

 

Les hommes de Pamphile Mihayo ne lâchaient pas et les occasions continuaient à pleuvoir mais entre le poteau, la main ferme du portier angolais et l’arbitre qui refusait un but à Mputu car il avait sifflé plutôt que de laisser l’avantage, les Congolais ne trouvaient pas la faille. Les voilà donc éliminés dès les quarts... Avec 2 ratés sur penalty, c’est clairement l’efficacité qui a péché aujourd’hui et le TPM le paie très cher pendant que la surprise Primeiro continue son incroyable parcours qui l’opposera à l’Espérance de Tunis vainqueur de l’Etoile du Sahel (1-0)   à Sousse.

 

 

 

 

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