La Tunisie quitte le Top 10 à cause de la persistance des troubles politiques - Le Temps Tunisie
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2019

8ème rapport «où investir en Afrique 2019 ? » de la RMB

La Tunisie quitte le Top 10 à cause de la persistance des troubles politiques

Mercredi 19 Septembre 2018
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La Banque d’Affaires Rand Merchant Bank (RMB) vient de publier son 8ème rapport : « Où investir en Afrique 2019 ? », rapporte le site Agence Ecofin.  Selon ce rapport, l’Egypte arrive cette année en tête du peloton des pays Africains attractifs des investissements. Trois indicateurs sont retenus dans ce classement à savoir : le PIB réel à parité de pouvoir d’achat, les prévisions de croissance et l’environnement des affaires.  L’Egypte  a ainsi conservé sa première place grâce à  la taille de son marché intérieur mais aussi pour le volume de son PIB.

L’Afrique du Sud se maintient à la 2è  position. « Le pays le plus industrialisé du continent, qui a été chassé de la première place durant le précédent classement, continue à pâtir de huit ans de faible croissance, même si le nouveau président, Cyril Ramaphosa s’est fixé pour priorités de relancer la machine économie et d’attirer 100 milliards de dollars  d’investissements sur cinq ans. », ajoute la même source. Le Côte d’Ivoire ferme le Top 10. La Tunisie quitte toutefois le Top 10 défavorisée qui est par le ralentissement du rythme des réformes structurelles et de la persistance des troubles politiques. Malgré la promulgation du nouveau code d’investissement, la loi sur la Partenariat Public Privé (PPP) et la mise en place de l’Instance Tunisienne de l’Investissement, les choses ne bougent pas et le rythme des investissements étrangers peine toujours à retrouver son dynamisme d’antan, laissant le champs libre aux pays voisins et amis dont la Maroc qui maintient la 3ème place du classement pour la quatrième année consécutive. 

En Tunisie, certes les réformes ont été entreprises mais c’est au niveau de leur application que rien ne marche. Le pays a perdu sa compétitivité et son pouvoir de séduction et sombre toutefois dans les guéguerres politiques et une guerre d’usure aux dépens d’une économie nationale qui se résigne à son propre l’économie nationale à son propre sort. Où en est-on des  promesses de la Conférence 2020  tenue en novembre 2016? 5 milliards de dinars d’accords signés et 19 milliards de promesses enregistrés autour principalement du financement des projets d’infrastructures sinon que des désillusions amères et un horizon des plus lugubres.

Yosr GUERFEL AKKARI