Viol de tout un pays… et politiciens immatures - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 19 Septembre 2018

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Tous les secteurs à la dérive

Viol de tout un pays… et politiciens immatures

Mercredi 12 Septembre 2018
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Ce n’est plus un secret pour personne que le pays court vers une perte certaine et que les Tunisiens sont en train de perdre une patrie qu’ils ont, de tout temps chéri, par mauvais temps, lors des moments de joie et de tristesse, parce que la scène politique pullule de politiciens immatures, de mercenaires et de pourris qui ne cherchent que leur intérêt personnel.

 

Les malheurs de la Tunisie ont commencé avec cette malédiction qu’on a appelé une Révolution avec un grand V, mais qui n’est autre qu’un coup d’Etat pour permettre aux marchands de la religion de revenir semer la pagaille, le désordre, l’insécurité et l’instabilité dans un pays qui a, pourtant, de tous temps été considéré comme pacifique, accueillant et où il fait bon vivre, malgré les aléas et les déconvenues.
Aujourd’hui, la Tunisie est dos au mur, avec tous les malheurs qui ne pouvaient pas, dans le passé, arriver en même temps. Le pays est enfoncé dans la dette, jusqu’au cou, alors qu’avec les richesses dont il dispose, il aurait pu aspirer à beaucoup mieux, si, seulement, les gouvernants, depuis le très triste président provisoire de la République, Mohamed Moncef Marzouki, et jusqu’à l’actuel Béji Caïd Essebsi, avaient su canaliser la colère de quelques énergumènes, pour permettre que la production de phosphate, principale richesse de la Tunisie, ne soit pas interrompue, pour de longues années.
La situation est ce qu’elle est, nous faisons face, actuellement, à un combat de coqs, dans lequel le gagnant et le perdant seront perdants, avec la victoire des forces étrangères et de ces commerçants de la religion qui commencent à s’enrichir d’une manière éhontée, alors que le pays sombre dans la crise économique.
L’idée la plus courante est que les politiciens, dans tous les pays du monde, sont les gens les plus véreux qui ne peuvent réussir dans aucun autre secteur d’activité et qui ne vivent que par les magouilles, les manœuvres dilatoires, les fausses promesses et les mensonges. Toutefois, chez nous c’est un autre son de cloche.
L’ancien président provisoire de la République avait promis monts et merveilles à toutes les régions, mais il n’a fait qu’aider l’extrémisme et le terrorisme à se propager dans le pays, avec les pertes humaines qu’on ne finit pas de compter, depuis sa présidence.
Près de huit ans après, on compte huit gouvernements, avec plus de 400 ministres qui n’ont fait qu’aider à ce que la situation empire de jour en jour, alors que, eux, profitent des privilèges et des opportunités que leur permettent leurs postes de haut-placés dans les rouages de l’Etat, avec des crédits bancaires et autres privilèges qui ont permis à leurs familles de s’enrichir, le plus rapidement possible.
Par ailleurs, dans l’entourage de structures de l’Etat et parmi les hauts cadres de l’Etat et de l’administration, il n’y a pas que des saints et il ne tient qu’aux dirigeants de ce pays de faire le tri et de surveiller de près certains opportunistes qui ne cachent, même pas, leur ambition de tirer profit de leur poste qui, certainement, ne va pas durer, puisqu’on a pris l’habitude, dans le pays, de changer de gouvernement, tous les deux ans, au maximum.
Allons, donc… le moment est venu de savoir séparer entre la graine et l’ivraie, parce que le pays ne peut plus supporter plus d’errements et que la situation peut dégénérer à tout moment, surtout que le peuple en a ras-le-bol.
Le gouvernement actuel est sur la sellette, par la volonté du président de la République… Il n’avance pas et celui qui n’avance pas recule, en raison de l’accélération du mouvement en cette ère où le train n’attend pas les retardataires… sachant que la Tunisie a de nombreux concurrents qui ne cherchent qu’à profiter de ses errements, pour prendre sa place, sur la scène internationale.
Pourtant, le politique prévaut, actuellement, sur l’économique et le social qui, semble-t-il ne font pas partie des préoccupations des dirigeants actuels. Pourtant, ces derniers savant, certainement, malgré leur manque de maturité, que la sanction sera dure lors des prochaines échéances électorale où le citoyen doit avoir le dernier mot.

Faouzi SNOUSSI