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Football

L’ESS accrochée par une courageuse USBG !

Mardi 4 Septembre 2018
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S’il est  vrai que l’ESS, faute  de solutions  et  d’adresse devant  la cage, fut accrochée par  l’USBG,  force est de reconnaitre  que  les  sahéliens  ont  tout  tenté  durant  cette  neuvième  historique  confrontation  entre  les deux  clubs. En effet,  ce n’est pas   faute d’avoir  tout tenté, les  étoilés  ont  outrageusement   dominé  leur adversaire. A dire vrai il n’y avait  qu’une seule  équipe  sur le  terrain, l’Etoile.  Volontairement   offensive  mais  manquant  cruellement  de réussite devant la  cage (N’est-ce pas Mr Mareï ?), l’ESS  s’est  trouvée  en face  d’une  USBG  totalement repliée  dans  sa  zone refusant  le jeu   faute  également  de moyens tant  au niveau  effectif qu’au niveau de la  tactique, trop simpliste in-fine.

Dominer n’est pas  gagner !

Chiheb Ellili (ESS)
« Sur le  terrain il n’y avait qu’une seule équipe, l’ESS, ce qui ne nous a  pas  empêché  de rater la  victoire dés la  première période. Chose  qui aurait pu  faciliter  le match. Mais  contre un adversaire  qui   refuse  légitimement le  jeu, un arbitre  qui fait plus confiance à son assistant qu’à son propre  jugement,  guère  étonnant   dans ce  cas  que l’on tombe dans  des travers »  
En fin de match Chiheb Ellili  ne pouvait  mieux  expliquer   la situation de son équipe. En  soulignant  le fait  que les  siens  ont  dominé de la tête   et des jambes,  leur  adversaire  qui a  opté d’entré  pour un  bloc  trop bas, refusant à la  limite le  jeu  avec  une ligne  médiane  renforcée  pour la  circonstance,  reconnait  en vérité, l’incapacité de ses  joueurs  à  trouver  la  faille  au bout de quatre vingt dix minutes de jeu. En effet,  combien  même  les  étoilés  ont  développé  un  volume  de jeu   conséquent  en alternant  le jeu  court et long  et  cherchant  le passage par  les côtés,  et  donc  se sont crées  beaucoup d’occasions  nettes ( pas moins de quatre  en première période), ils  ont  fait  preuve  de  beaucoup  de maladresse et  d’inefficacité  devant la  cage adverse.  De fait,  sans se départir de leur  réalisme , les   étoilés  très  dangereux dans  la progression de la  balle, ont  buté  également  sur  un  gardien,  Gaïth Yefreni, aux  qualités   certaines. L’égyptien  Amro Mareï  en sait  quelques  choses. Malgré  les changements  opérés par le staff  technique de l’ESS pour  redynamiser la  machine  sahélienne,  les  étoilés  en seconde  mi-temps,  moins  tranchants qu’en première  période,  sont  tombé  dans  le  piège de l’anti-jeu de l’adversaire  conjugué  il est  vrai à la  complaisance  d’un  arbitre  qui a excellé dans  l’art d’avertir  sans  sévir ( 12 cartons  jaunes distribués). Pour autant,  les  coéquipiers de Aouadhi sont parvenus à  inscrire  deux  buts refusés par  l’arbitre ( ou plutôt par son assistant)  pour  hors-jeu inexistant ( Si  la  mauvaise foi débute  tôt  cette  saison  on se demande comment  cela va se passer  après  5 ou 6  journées).  « L’Etoile  n’a qu’à s’en prendre  à  elle-même »  dira  son coach  désabusé par  autant  de  maladresses  des siens. En réalité, ce qui n’a pas  bien  fonctionné  ce  jour –là  c’est  la  petite  forme  de certains   éléments  à l’instar de Brigui, Belarbi   voire  Msekni. Certes,  l’ESS  a tout fait  pour  remporter  les  trois points de la  victoire,  mais il  arrive que l’on  perde   parfois  ses repères, notamment  en seconde  mi-temps, quand  le  jeu  devient  haché suite  à l’anti-jeu  pratiqué  par l’adversaire.
Une parité  au goût d’une  victoire

Anis Boujelbéne (USBG)
« Une parité  qui nous  satisfait  amplement »

Arracher  un  nul à Sousse même  face à l’ESS,  c’est  probablement  le résultat  auquel  s’y  attendait  le  moins  l’équipe sudiste. En effet,  comment peut-il en être  autrement quand  la première  action  réalisé par les protégés de Boujelbène  s’est située  à la  40ième  minute  du match. Pour le  reste du match, les  sudistes  se sont contentés   de bloquer les  issus   face aux  assauts  adverses.  En  effet,  en optant  pour  trois pivots à tempérament   défensif  (Sellami, Laâmari et Ben Tarcha),  le staff technique des sudistes  a réussi dans  son  entreprise  de museler  la  liberté de mouvements du trio   Msekni, Ben Amor et Aouadhi, véritable  plaque  tournante de l’équipe.sahéliene. De fait,  cette  dernière  se trouve-t-elle  privée  de l’inspiration  de Msekni,  la vélocité de Ben Amor et surtout  la  relance de Aouadhi. Mais  cette  option  a ses  travers  puisque l’apport offensif   n’est plus de mise, de fait, Zoghlami  se trouve  esseulé  entre  Bédoui et Jemel. Certes,  sur le plan défensif  Boujelbène a  réussi  à  ramener un  point précieux  à domicile,  mais cela  ne résoud pas  pour autant  les  lacunes sur le plan  offensif. Le  football  ne peut se limiter  à  l’aspect  uniquement   défensif.
Bref, si l’Etoile  a  semblé  convaincante dans sa démarche , ce qui  est  somme toute logique compte tenu du parcours  effectué  jusque-là, il n’en demeure pas  moins vrai  que  la récurrente   inefficacité  offensive  reste le talon d’Achille. Le  retour  d’Ahmed Akaichi  aux girons de l’ESS  pourrait  constituer le début de la solution.

 

Sadok SLIMANE