Chiheb Ellili : « Sur la bonne voie certes, mais l’essentiel , désormais , c’est de confirmer » - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 18 Novembre 2018

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Nov.
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2018

L’Etoile termine la phase des poules, invaincue

Chiheb Ellili : « Sur la bonne voie certes, mais l’essentiel , désormais , c’est de confirmer »

Jeudi 30 Août 2018
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Pour  avoir  effectué un  parcours  presque sans  faute en phase des  poules de la Ligue Africaine des Champions,  l’Etoile  se  trouve  qualifiée  avant  même le  terme de  ce cycle aux  quarts de finales. Compte tenu de la  « médiocrité » des résultats  de la  saison  passée, le fait mérite  d’être  signalé  d’autant  plus que  l’équipe  qui a fait l’objet  de toutes les attentions de la part  de Ridha Charfeddine, son président, semble  retrouver peu à peu  au fil de ce cycle initial  équilibre,  cohésion et  sérénité. Ce n’est pas  peu, faut-il le  préciser,  quand  on connait  la  vague de contestation du public  envers la direction du  club  il y a deux  mois  en arrière. Depuis, tout en adoptant  un  « profil  bas » et  même dans la  discrétion,  le BD de l’ESS s’est  employé  à  réunir toutes  les  conditions de réussite  pour une  nouvelle  saison  avec l’espoir de  tourner la page  sur plus  d’un point (Gestion  approximative, gaspillage des deniers du club,  recrutements   hasardeux, voire  suspects etc…)  Ridha  Charfeddine  a  bien  retenu  la leçon du passé. Résultat ?  Un nouveau staff technique,  des recrutements  contestés  au départ mais  agrées plus tard  et  surtout  un  bilan  de  ce  cycle  somme toute  honorable  pour un début de saison.

En effet, depuis le début de la  préparation  et en tenant compte du parcours  effectué par l’équipe  étoilée  aussi bien  en Ligue des  Champions  africaine qu’arabe,  la  bande  à Ellili  aura  joué  sept  matchs  officiels ( 6 en  CAF et 1 UAFA)( avec les tests amicaux  ce chiffre est de 13 matchs), au cours desquels  l’attaque  aura  inscrit  10 buts et la défense  encaissé  quatre, soit  au  total  quatre victoires   et  trois  parités. Faut-il s’en réjouir ? Assurément,  les  lacunes   ici et là persistent, et  le coach  en est parfaitement  conscient. De toute  évidence,  il n’est  jamais  facile de tout rebâtir  en si peu de temps  et sous  la pression du  public et des  résultats. Jusque-là  Ridha Charfeddine et  Chiheb Ellili  ont  réussi  leur pari  d’aborder  la nouvelle  saison avec  prudence   certes mais non sans  un  bonne dose  de réalisme. De fait,  et conformément  à une  certaine  logique qui veut que l’on prenne les  échéances  les une après les  autres  dans l’ordre  et sans  précipitations. Pour  Chiheb Ellili,  « le tout c’est  de réussir à chaque  étape son passage  sans  accrocs   quitte même à  penser  réparer les  lacunes  plus  tard. La démarche  semble  in-fine  réussir  au staff  technique  aidé  en cela  faut-il le rappeler   par  des dirigeants  qui  ont  répondu  jusque-là  aux  demandes de l’entraineur. La prochaine  apparition  de Yassine Chikhaoui  sur les  terrains  ne fera  que  confirmer la  volonté de Charfeddine  de consolider  son effectif  après avoir  renforcé  l’entrejeu  et  équilibrer sa  ligne défensive.  Autant  dire  que  l’équipe  sahélienne  semble  « sur la  bonne voie » (dixit  Chiheb Ellili son coach).

 Quelques  lacunes

persistent 

Pour autant  est-ce à dire que  tout  va pour le mieux ? « Loin s’en faut »  rétorquera  l’entraineur,  « les  poches  de résistances  persistent »   aussi   bien  au niveau de la parfaite  solidarité  défensive qu’au  niveau de la  cohésion  sur le plan offensif. Questions  de temps dirions-nous  mais également  de compétitivité  également. Là le staff  technique  espère  bien qu’avec  la compétition de la Ligue  1, l’équipe  retrouvera  sa   réelle  vitesse de croisière  ce qui  devrait  probablement  aider  plus tard  l’équipe  lors de la seconde  étape de la  Ligue  des Champions. Bref,  pour avoir  réussi  jusque-là  à créer  l’ambiance  nécessaire  pour  œuvrer dans la même  direction,  le coach étoilé  est  tenu  de  parfaire  son équipe  tant  au niveau de son équilibre que de sa  cohésion.  Qui peut le  plus  peut  le moins. Ce n’est qu’une question de temps.

 Sadok SLIMANE