Vigilance et prévention pour éviter le danger - Le Temps Tunisie
Tunis Mardi 20 Novembre 2018

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Nov.
21
2018

Menace du fléau du choléra

Vigilance et prévention pour éviter le danger

Jeudi 30 Août 2018
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Le ministère de la Santé a pris, depuis hier, et en collaboration avec certains départements, toutes les dispositions nécessaires pour prévenir l'apparition de cas de choléra en Tunisie, selon le ministre de la Santé, Imed Hammami.

Dans une déclaration aux médias en marge d'une séance de travail tenue au siège du ministère et consacrée au suivi du dossier du développement dans le gouvernorat de Tataouine, le ministre a réaffirmé qu'aucun cas de choléra n'a été, jusque-là, enregistré dans le pays.

Il a ajouté qu'il a été convenu, lors de la rencontre qui a eu lieu, mardi, entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et la cellule de suivi, de coordonner les efforts avec les ministères de l'Education, de l'Agriculture et des Affaires locales et de l'Environnement, en vue de prendre toutes les dispositions préventives pour lutter contre l'extension de cette épidémie à la Tunisie.

Hammami a ajouté que les cas de choléra enregistrés en Algérie sont "isolés" et que la situation est "sous contrôle".

Le choléra se manifeste par des diarrhées gravissimes entraînant une déshydratation rapide, souvent mortelle en l'absence de traitement. Elle se transmet par voie digestive.

Une personne au départ bien portante peut mourir du choléra en quelques heures, d'où l'importance de respecter les règles d’hygiène suivantes :

- Avoir les mains toujours propres surtout avant de toucher les aliments

- Ne jamais s’essuyer les mains avec une serviette collective

- Manger des aliments bien cuits, peler les fruits, ne jamais manger de fruits de mer, consommer uniquement du lait ou des produits laitiers industriels

- Utiliser de l'eau livrée dans une bouteille encapsulée, bouillie ou javellisée et éviter les glaçons.

Il importe de souligner que le choléra se soigne si on agit rapidement. Il faut réhydrater le malade en le faisant boire. Cela suffit dans plus de 80 % des cas. Sinon, il est nécessaire de faire une perfusion.