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Tunis Mardi 18 Septembre 2018

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Le tourisme reprend des couleurs: Engouement spécial des Français pour la Tunisie

Dimanche 26 Août 2018
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Le tourisme reprend des couleurs: Engouement spécial des Français pour la Tunisie

Le Temps - Les relations entre les Tunisiens et les Français sont marquées par une affinité et des affinités qui frisent la fraternité, même si certains parmi nous cherchent à provoquer des frictions et à faire valoir que les Français sont des occupants et qui avaient volé les richesses du pays, du temps de l’occupation.

Tunisiens et Français, opèrent, aujourd’hui, sur le même pied d’égalité, entre partenaires. D’ailleurs, lors de la période des vaches maigres du tourisme tunisien, le pays n’a trouvé une éclaircie qu’avec des habitants de l’Hexagone qui, malgré la menace terroriste, ont accepté de venir dans ce pays qu’ils considèrent comme accueillant, avec des habitants affables et qui communiquent bien avec eux.

Dans ce sens, il ne faut pas oublier la solidarité des Algériens qui étaient venus nombreux, durant les précédentes saisons estivales et qui continuent à le faire, encore, même s’ils sont escroqués par des agences de voyages sorties de nulle part pour tirer profit de l’opportunité de l’engouement des voisins pour des vacances en Tunisie. 

Pour ce qui est des Français, la Tunisie est la quatrième destination privilégiée pour les vacances, après l’Espagne, la Grèce et l’Italie.

A titre d’exemple, avec 47 000 voyages à forfaits vendus à destination de la Tunisie en 2017, Mondial Tourisme est l’un des opérateurs majeurs de la destination pour le marché français. «Nous en attentions 30 000, donc nous avons été très satisfaits», précise Selatt Erdogan, le directeur commercial de Mondial Tourisme. «Et l’année 2018 s’annonce d’autant plus belle puisqu’à cette date, nous enregistrons déjà une croissance de 40% du nombre de passagers. Nous devrions dépasser les 70 000 clients en 2018», chiffre Selatt Erdogan, notamment grâce à une offre de séjours variée.

Mais le succès de Mondial Tourisme en Tunisie n’est pas dû au hasard. « Lorsque nous avons décidé de revenir, en 2015, il y avait très peu d’offres à destination du marché français. Pourtant, nous avons envoyé 15 000 passagers en Tunisie en 2015. On s’est rendu compte qu’il y avait une vraie demande… qui n’était pas satisfaite», se souvient Selatt Erdogan. L’équipe de production du TO rencontre alors des partenaires hôteliers qui n’attendent qu’une chose : le retour des Français. «Les Tunisiens ont limité la casse grâce à l’émergence d’autres marchés (Algérie, Russie), qui compensaient l’absence des Européens, au moinspendant la haute saison. Mais les basses saisons étaient vraiment difficiles… Nous nous sommes engagés, tant au niveau de l’aérien que de l’hébergement. Et, si vous soutenez les hôteliers tunisiens en basse saison, ils vous soutiennent en haute saison».

Pour Mondial Tourisme, la Tunisie est donc un véritable levier de croissance. Et avant tout parce que toute la profession attend la reprise. «Nous sommes loin du record de fréquentation, évidemment, mais la Tunisie repart. Et nous sommes soutenus par la distribution», estime Selatt Erdogan.

Pour le mois de juillet écoulé et sur le moyen-courrier, l’Espagne domine toujours le classement des destinations préférées des Français, et ce malgré une baisse du nombre de passagers (-9%), des réservations (-10%) et du panier moyen (-1%). En deuxième position, la Grèce affiche une différence notable entre le nombre de passagers (-3%) et le volume d’affaires (27%), prouvant la hausse des prix à destination.

L’Italie complète le podium, talonnée par la Tunisie, dont le retour sur le marché semble définitif, selon les analystes. Le nombre de passagers est encore en hausse (+36%), comme le volume d’affaires (+46%) et le panier moyen (+8%). Au classement des réservations, la Tunisie et la Turquie occupent les mêmes rangs et entrevoient l’automne avec gourmandise.

 

Maintenant, il revient aux professionnels tunisiens d’entretenir ce regain d’espoir et de veiller à ce que les services qui se sont dégradés d’une manière lamentable puissent reprendre de la vigueur et du prestige, afin de satisfaire toute sorte de clientèle, qu’elle soit européenne, asiatique, américaine, algérienne et, même, locale, parce que l’avenir du secteur dépend surtout de ces services qui ont besoin de redorer leur blason.

 

 

F.S