Si ce n’est pas la pénurie… c’est le gaspillage - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

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Sep.
24
2018

Réserve de médicaments pour 88 jours

Si ce n’est pas la pénurie… c’est le gaspillage

Jeudi 9 Août 2018
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Le Temps - Le Tunisien ne sait plus à quel saint se vouer, face aux déclarations contradictoires des politiciens ou des responsables qui veulent faire de la politique de l’autruche, pour cacher les défaillances. La pénurie des médicaments est un fait et elle a été ressentie, surtout par les patients atteints de maladies chroniques… et ce manque a été reconnu par le ministre, lui-même.

 

Depuis le début de la pénurie, les responsables du secteur de la santé n’ont pas manqué de chercher une argumentation qui, malgré toute la verve qu’ils ont mis, n’a pas pu convaincre les malades et leurs familles qui ont senti l’absence de certains médicaments, dans leur vie quotidienne.

En outre, ces responsables ont cherché, comme dans d’autres cas, à placer le problème des dettes au devant de la scène et ont allégué que la Pharmacie centrale est redevable de 800 millions de dinars aux fournisseurs de médicaments. Ils ont allégué, aussi, que dans tous les pays, le stock des réserves de médicaments et d’une cinquantaine de jours.

Pourtant voilà que le président directeur général de la Pharmacie centrale, Aymen Mekki qui a affirmé, hier, que le stock de réserve des médicaments couvre 88 jours des besoins, jusqu’à 31 juillet dernier. Est-ce de la prévention ou du gaspillage des deniers publics, en ne prenant pas en compte la date de validité des médicaments et l’obligation de payer ces produits, alors que nous disposons de plus de 25 de plus de réserves.

«Le stock stratégique des médicaments a connu une amélioration», a-t-il tenu à rappeler lors d’une table ronde organisée, à Tunis, par l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques, soulignant qu’une quantité de médicaments importés a été livrée le 1er août dernier à la Pharmacie centrale.

Selon le responsable, la crise des médicaments connue récemment est «structurelle» et due à une accumulation de dettes des structures publiques auprès de la Pharmacie centrale estimées à 800 millions de dinars.

Pour résoudre cette crise, selon lui, il est nécessaire d’accroitre de 50 à 70% le taux des médicaments génériques fabriqués localement d’ici 2023.

Et de souligner que l’enveloppe de 500 millions de dinars injectée à la Pharmacie centrale permettra de reprendre le cours normal de l’approvisionnement en médicamentes.

Le président directeur général de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), Bachir Irmani a indiqué que son établissement verse chaque mois à la pharmacie centrale 23 millions de dinars.

D’après lui, la situation financière de la CNAM a connu une nette amélioration depuis début 2018 après avoir stopper l’hémorragie financière de 2016 et 2017.

Le nombre des transactions pharmaceutiques centrales oscillent entre 1200 à 1300 millions de dinars par an