Au Palais de justice - Le Temps Tunisie
Tunis Jeudi 20 Septembre 2018

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2018

Du côté du prétoire

Au Palais de justice

Dimanche 5 Août 2018
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Au Palais de justice: Tohu-bohu  à la salle des pas perdus

«On peut pardonner, mais oublier, c’est impossible».

 

Honoré De Balzac

 

 

Au Palais de justice: Tohu-bohu  à la salle des pas perdus

Les vacances judiciaires battent leur plein, et pourtant c’est toujours la foule au palais, et le tohu-bohu à la salle des pas perdus, justiciables et avocats  se croisant, les uns à la recherche de leur salle d’audience, les autres voulant rattraper une affaire avant d’être appelée, afin de ne pas risquer la radiation de ladite affaire du rôle. Avec la chaleur caniculaire, les défenseurs de la veuve et de l’orphelin obligés d’enfiler la robe, ont le flemme de la fermer et s’arrangent afin d’éviter les remontrances éventuelles du tribunal, en camouflant le tout par la bande de   de tissu blanche portée en guise de cravate. Au fait savez-vous que le port de la robe en France, qui était purement et simplement une soutane de religieux, n’a été réglementé par une loi  qu’en 1971 ? En Tunisie, durant la période coloniale,  à côté des avocats défenseurs devant le tribunal (actuel palais de justice )  les « oukils »  qui défendaient les autochtones  devant le Diwan, compétent dans les  affaires matrimoniales  et  d’héritage, ne portaient pas de robe. A l’aube de l’indépendance, et une fois la profession unifiée et les oukils assimilés aux autres avocats, le port de la robe devenait obligatoire. 

 

AMT : L’intégrité des magistrats menacée

Dans  son  communiqué du 28 juillet dernier, l’Association des magistrats tunisiens (AMT)  déplore  les différentes agressions dont a fait dernièrement l’objet le juge d’instruction au cabinet 17 du tribunal de première instance de Tunis, qui lui a communiqué un certain nombre de documents établissant ces agressions.  Elle a contacté de ce fait la  présidente du tribunal de première instance de Tunis, ainsi que le procureur de la République près le même tribunal, et  l’avocat général  près la Cour d’Appel, en vue de prendre les mesures  qui s’imposent. En attendant  l’AMT dénonce énergiquement toute agression qui a pour cible les magistrats, et appelle  l’attention du  Conseil supérieur de la magistrature, afin  de mieux s’impliquer pour la protection  des magistrats et la préservation de  la  justice de tout ce qui peut nuire à son image et  entraver son bon fonctionnement.

 

AJMT  s’en prend au bâtonnier des avocats

Mourad Messaoudi ,   président de l’association des jeunes magistrats (AJMT) a dénoncé «  les accusations   de corruption  proférées par Ameur Meherzi, bâtonnier des avocats  à l’encontre des magistrats, et  sans  aucune preuve tangible, corroborant ses allégations ». Raison pour laquelle, ajouta-t-il, « l’AJMT a adressé une demande au procureur en vue de sa poursuite pour dénonciation calomnieuse. Cela relève du principe de  l’opportunité des poursuites, pour des délits d’ordre public, sur le fondement duquel  il est en mesure d’engager toute procédure  qu’il juge utile de lui-même et sans besoin qu’il soit saisi d’une plainte par une tierce partie, à cet effet. Faute de quoi c’est l’Association elle-même qui déposera une plainte contre Ameur Meherzi  dans ce sens.

 

Cour de Cassation : Récusation d’un juge

Dans  l’affaire   Sabeur Lâajili,  un recours   a été formulé par l’avocat de ce dernier  devant la Cour de cassation, dans l’affaire de complot contre la sureté de l’Etat dont est accusé son client, et ce,  conformément à la procédure  tendant à s’opposer  contre toute  décision de la chambre d’accusation.  Or la présidente de la chambre de vacation près la Cour, désignée pour examiner le bien fondé de l’opposition,  a été contestée par l’avocat de l’intéressé, qui a formulé une demande de récusation, au motif qu’elle a déjà  fait partie  de la  chambre  devant laquelle l’affaire était pendante.

 

Gharsalli  dans l’impunité ?

L’avocat de Sabeur  Laâjili a également déclaré que dans cette même affaire de complot contre la sûreté de l’Etat , le juge d’instruction n’a pas émis de mandat de recherches contre Najem  Gharsalli impliqué dans la même affaire, après que le mandat d’amener lui est retourné infructueux.  C’est ce qui a fait dire au   président de l’association des Magistrats Tunisiens, Anas Hamadi,(AMT) dans une déclaration aux médias    que la mise à exécution des mandats de dépôt, et des jugements prononcés généralement par la justice ne sont pas appliqués   et «  que la justice militaire a fait pleinement son travail, la non application des procédures judiciaires revient au ministre de l’Intérieur et à l’Exécutif.  Ajoutant que  «  Cette affaire est assez louche, étant donné que l’Exécutif a montré qu’il peut arrêter n’importe  qui, qu’il soit en Tunisie ou à l’étranger, mais dans l’affaire de Najem Gharsalli  la situation n’est pas normale ».

 

Ces nobles figures qui  nous quittent

Nous faisons part du décès :

-De la mère de Me Yadh Âmmar   avocat à Tunis

La défunte a été inhumée  le 28 juillet au cimetière du Jellaz

-De la mère de Me Radhia Nasraoui avocate à Tunis 

La défunte  a été inhumée le 4 août courant, au cimetière du Jellaz

Puisse Dieu Le Tout Puissant, leur accorder Son infinie Miséricorde et les accueillir en Son Eternel Paradis.  

Ahmed NEMLAGHI