Des satisfactions et des regrets aussi ! - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

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Sep.
23
2018

L’Opéra « Aida », on en parle encore

Des satisfactions et des regrets aussi !

Vendredi 13 Juillet 2018
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Le célèbre opéra « Aida » de Giuseppe Verdi joué récemment sur la scène du théâtre romain de Carthage grâce à des efforts consentis par l’ambassade d’Italie en Tunisie et le ministère des affaires culturelles reste n’a pas donné  des résultats auxquels on s’attendait.

On ne tarira pas d’éloges une telle œuvre immortelle de la musique lyrique, un chef-d’œuvre en somme qui a été jouée par l’Ente Luglio Musicale Trapanese (orchestre et chœur) et le Théâtre de l’Opéra de Tunis (orchestre et chœur.) Sa représentation dans la cité d’Elyssa nous a donné des regrets. Cet événement artistique d’envergure a réservé, tout d’abord, bien des surprises aux spectateurs venus en grand nombre. Et bien que le prix des billets soit unique à vingt dinars, les places ne l’étaient pas. Car les gradins étaient subdivisés avec ceux nus réservés au bon peuple et ceux couverts de « Mergoum », pour les invités de marque, cela s’entend. Le résultat a fait que les férus d’opéra parmi les spectateurs ordinaires ne pouvaient pas voir le spectacle en face, soit dans des conditions normales. Les représentants des médias étaient mis sur le côté pour leur permettre seulement d’assister et de ne voir que le quart de la scène et de profil ! Et manque de pot, c’était l’opéra « Aida » ! Excusez du peu ! Ces spectateurs professionnels en souffraient et les spectateurs tout court, ont en également souffert. Ils avaient été refoulés des bons gradins couverts de rose, pardon de pseudo-« Mergoums » qui ne préservent d’ailleurs pas les sièges des douleurs provoquées par les dures grosses pierres. Ces spectateurs lambda devaient monter les gradins et faire le tour du théâtre pour retrouver enfin leurs… mauvaises places ! Quelle malchance ! Qu’on se le dise ! En plus, il fallait prévoir d’amener des longues-vues pour mieux voir (sans pléonasme) ce qui se passait sur la scène et ses alentours.

Sous une lumière tamisée

Quant au spectacle lui-même, il avait été marqué par l’usage constant et en permanence d’une lumière tamisée, chose qui a faussé sa vue, voire ses mouvements et le jeu des acteurs. Et si la mise en scène avait choisi qu’« Aida » soit un spectacle éclaté où des protagonistes comédiens-chanteurs venaient jouer et chanter tout près de la fausse d’orchestre, ces comédiens ou comédiennes étaient parfois et totalement dans le noir. On se frottait les yeux pour y croire ! Le jeu des musiciens et les chants du chœur étaient impeccables, mais les petits détails venaient fausser la mise. Le décor, pour ne point l’oublier, semblait beau au fond de la scène avec ses couleurs marron et ocre. D’autre part, un élément de décor rectiligne qui rythmait le spectacle était tout devant. Le plein feu et encore ! N’était présent qu’à la fin du spectacle de deux heures et demie ! Qui a bien vu « Aida » ? Etant donné que trop de détails négatifs l’avaient marqué aux niveaux de l’organisation et de sa mise en scène. A bon entendeur, salut !

                                                                  Lotfi BEN KHELIFA