La Tunisie plateforme de l’industrie militaire ? - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 18 Novembre 2018

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2018

Avec les compétences dont elle dispose

La Tunisie plateforme de l’industrie militaire ?

Mercredi 4 Juillet 2018
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Plusieurs pays désirent faire de la Tunisie une plateforme de l’industrie militaire dont la production sera destinée à l’exportation vers l’Afrique, a déclaré hier, le ministre de la Défense nationale Abdelkrim Zbidi.
Le ministre qui s’exprimait en marge de la cérémonie de clôture de la 35e session de l’Institut de Défense nationale a indiqué que son département vient de lancer une série d’initiatives qui concernent 4 domaines de l’industrie militaire. Il s’agit de mettre au point des unités de production, a-t-il expliqué ajoutant que des visites de prospection sont effectuées dans nombre d’espaces relevant des technopoles.
Il a insisté sur l’encouragement du partenariat entre les secteurs public et privé, rappelant que trois navires militaires ont été construits par des compétences tunisiennes et dans le cadre d’un partenariat avec le secteur privé.
Dans son allocution à la clôture de la 35e session de l’institut de Défense nationale, Zbidi a également évoqué la nouvelle approche adoptée par le ministère qui se base sur l’impulsion de la collaboration entre les secteurs public et privé, en particulier dans l’industrie de la défense. L’objectif consiste à rationnaliser les dépenses publiques, préserver les réserves de devises et soutenir les efforts de l’Etat en matière d’emploi, a-t-il expliqué.
Le rapporteur général de la session Slim Mdini a soulevé les difficultés de l’industrie de la défense en Tunisie. Difficultés qui se rapportent, pour l’essentiel, à l’incompatibilité du cadre juridique avec les exigences du secteur en ce qui concerne, notamment, les aspects liés au financement et à l’investissement.
Il a évoqué, aussi, l’absence de coordination entre les différentes structures intervenantes, ainsi que l’absence d’un mécanisme de partage des risques dans le domaine de la recherche scientifique, ce qui aboutit, selon lui, à des résultats inexploitables.
La 35e session de l’Institut de Défense nationale qui a démarré en novembre dernier a permis la formation de 41 stagiaires dont 18 hauts cadres de la présidence de la République, de la présidence du gouvernement et de certains départements ministériels, 17 officiers du ministère de la Défense, 4 députés, 1 représentant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et un représentant de l’Institut tunisien des études stratégiques.
Les participants à cette session ont été appelés à élaborer une stratégie sur l’industrie militaire devant permettre de réduire l’importation des équipements militaires.