La Tunisie n’est pas prête; L’Europe s'en moque - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

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Sep.
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ALECA

La Tunisie n’est pas prête; L’Europe s'en moque

Vendredi 22 Juin 2018
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La signature de l’accord est désormais prévue pour 2019. En tout cas, c’est ce que le Chef du gouvernement a laissé entendre  deux mois avant, lors de sa dernière visite aux  pays du Benelux composés par la Belgique, Pays Bas et le Luxembourg. Un mois après, plus précisément à la date du 12 mai 2018,  un deuxième  round de négociation a démarré. Rendez-vous donné au quartier gouvernemental à la Kasbah, ou Hichem Ben Ahmed, Chef négociateur et Secrétaire d’Etat au commerce Extérieur a reçu une délégation Européenne présidée par Ignacio Garcia Bercero, Chef négociateur européen et  Directeur à la Commission européenne. Rien de concret dans cette réunion. Car, selon le compte rendu de la réunion tel qu’il est communiqué par la partie européenne (la partie Tunisienne s’est juste contentée d’une simple déclaration à l’agence TAP), la réunion a été consacrée pour collecter les avis des organisations professionnelle, le patronat, l’ordre des architectes, celui des avocats et les représentants des professionnels du tourisme et de l’agriculture en l’occurrence. Une consultation avec la société civile Tunisienne est prévue prochainement à l’issue de cette réunion.

Cette société civile n’a pas attendu la consultation pour finalement prendre une position à l’égard de l’ALECA. Cette fois, c’est le Forum des droits économiques et (FTDES)  qui a communiqué une lecture bien attentive et critique envers cet accord. Une sorte de matrice SWOT relative à cet accord.

Pour cette ONG très active militante également, la Tunisie n’est pas prête pour l’ALECA. «Certains secteurs, notamment l’huile d’olive, pourraient profiter de l’ouverture commerciale approfondie, mais l’ALECA, échafaudée  sur les fondations de l’AA, risque par ailleurs de mettre en difficulté les petits agriculteurs, les prestataires de services, les petits entrepreneurs, de restreindre l’accès à la santé, de limiter la liberté de la Tunisie à légiférer en matière sociale ou environnementale, et de freiner sa montée en gamme technologique. En un mot, l’ALECA risque de réduire les marges de manœuvres politiques de la Tunisie pour faire face à ses défis socio-économiques », indique-t-on dans l’analyse du FTDES. Des recommandations sont ainsi présentées dans ce sens.

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