77% des Tunisiens préfèrent acheter des produits contrefaits à bas prix - Le Temps Tunisie
Tunis Mardi 20 Novembre 2018

Suivez-nous

Nov.
21
2018

Consommation

77% des Tunisiens préfèrent acheter des produits contrefaits à bas prix

Mercredi 6 Juin 2018
نسخة للطباعة

Près de 77% des Ttunisiens préfèrent acheter des produits contrefaits, vu leur prix bas et à cause de la baisse du pouvoir d’achat, selon une enquête de terrain menée par l’institut national de la consommation (INC), sur le consommateur tunisien et les produits contrefaits.
L’enquête qui a touché un échantillon de 2016 consommateurs âgés de plus de 20 ans, a montré que 55% de l’échantillon affirment avoir été piégés. Ce taux est élevé notamment dans la région du centre- ouest (60%), et concerne, particulièrement, l’électroménager (36%), les cosmétiques, (produits d’embellissement et d’hygiène) et les parfums (28%), l’habillement (23%), cuir et chaussures et matériel informatique (19%).
Le directeur général de l’INC, Tarek Ben Jazia a confirmé l’absence de statistiques officielles sur la contrefaçon en Tunisie, à l’exception de quelques estimations de structures syndicales des institutions touchées par ce phénomène, ou des activistes de la société civile.
18,9% des personnes interviewées regrettent avoir acheté ces produits. 8,4% pensent que ces produits constituent un refuge pour les personnes à revenu limité. Acheter ces produits ne complexe pas 5,4% de l’échantillon, selon le responsable.
Concernant les répercussions de l’achat de ces produits, 77,6% de l’échantillon estiment qu’ils peuvent nuire à la santé, 54,7% évoquent les risques sur le budget de l’Etat et 31, 5% parlent de dangers sur l’environnement.
Le rapport a souligné l’absence de la culture informationnelle et de la revendication des droits, précisant qu’un taux de 3,4% de l’échantillon, seulement, affirme avoir déposé une plainte auprès des structures concernées, d’après Ben Jazia.
Le responsable a proposé la création d’une agence nationale spécialisée dans la lutte contre la contrefaçon, l’appui aux industriels en les aidant à enregistrer leurs produits auprès des services de la douane et l’assistance technique et matérielle des propriétaires des marques commerciales. Il a souligné l’importance de renforcer la sensibilisation des consommateurs avec l’aide de la société civile, des structures et des organisations professionnelles.