Des tiraillements et une décision «sans surprise» - Le Temps Tunisie
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Eviction du président de l’ISIE par ses membres

Des tiraillements et une décision «sans surprise»

Jeudi 31 Mai 2018
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L’Observatoire Chahed pour le contrôle des élections et le soutien des mutations démocratiques a appelé les membres du conseil de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) à révéler la vérité sur la situation au sein de l’instance pour éclairer l’opinion publique.
Réagissant à la demande du conseil de l’ISIE de démettre le président de l’instance de ses fonctions, l’Observatoire Chahed a, dans une déclaration rendue publique mardi, appelé le parlement à ouvrir une enquête pour connaître la vérité et prendre les mesures adéquates.
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) étant, selon Chahed, la seule partie habilitée par la loi à décider de la révocation ou non du président de l’ISIE.
Chahed demande, également, à l’ARP de procéder rapidement au renouvellement du tiers des membres de l’instance électorale pour remplacer les membres concernés par le tirage au sort.
L’Observatoire a, en outre, mis en garde contre les conséquences et les répercussions graves de cette décision sur la stabilité du processus électoral, regrettant les conflits et les tiraillements au sein de l’ISIE à l’origine de la démission de l’ancien président avec des membres de l’instance.
Pour sa part, le président de l’ISIE, Mohamed Tlili Mansri, a affirmé que la décision du conseil de l’Instance de l’écarter de la présidence de l’instance ne l’a pas surpris.
Selon lui, la décision des membres du conseil a pour but d’avoir la mainmise sur l’instance. Il a affirmé n’avoir commis aucune erreur justifiant cette réaction.
«Je n’ai commis aucune faute professionnelle pour mériter cette décision», a t-il insisté.
Joint par la TAP, Mansri a déclaré s’attendre à pareille décision dans la mesure où avant même sa prise de fonctions, il n’a jamais bénéficié de l’unanimité des membres.
«J’ai préféré garder le silence afin de protéger le processus électoral et garantir sa réussite», a-t-il expliqué, indiquant que les membres de l’instance ont profité de ce silence pour agir avant le départ de certains d’entre eux dans le cadre du renouvellement du un tiers.
Le Conseil de l’ISIE avait décidé, lundi, de démettre Mansri de ses fonctions en tant que président de l’instance et d’adresser une demande au parlement dans ce sens.
L’article 15 de la loi organique relative à l’Instance supérieure indépendante pour les élections dispose que «le président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections ou l’un des membres du conseil sont démis de leurs fonctions en cas de faute lourde dans l’accomplissement des obligations leur incombant en vertu de la présente loi».

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