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Tahar Chériâa

Cinéma: «Tahar Chériâa à l’ombre du baobab» de Mohamed Challouf au Festival du film africain de New York.. Une participation d’une rare importance

Dimanche 13 Mai 2018
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Cinéma: «Tahar Chériâa à l’ombre du baobab» de Mohamed Challouf au Festival du film africain de New York..  Une participation d’une rare importance

 

Le documentaire:«Tahar Chériâa à l’ombre du baobab» de Mohamed Challouf a été sélectionné par le festival du film africain de New York dans sa 25è édition. Il sera projeté le 17 Mai 2018 à la Film Society of Lincoln Center dans une projection spéciale en hommage aux pionniers du cinéma en Afrique et à l’occasion du centenaire de Nelson Mandela Ce film de 71 minutes qui date de 2015 est un documentaire portrait de Tahar Chériâa, père spirituel du cinéma tunisien et africain et  fondateur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) en 1966, premier festival du cinéma en Afrique et dans le monde arabe auxquels une compétition y est réservée.

« Tahar Chériâa à l’ombre du baobab » évoque l’amitié de ce dernier avec les pionniers du cinéma africain, à l’instar de Sembène Ousmane, Taoufik Salah, Timité Bassori, Moustapha Alassane et bien d’autres. Ces réalisateurs et au lendemain des indépendances des pays africains, « ont déployé toute leur énergie pour créer les premières images authentiques de l’Afrique post coloniale et indiquer la voie pour des cinématographies africaines capables de contribuer à la modernisation du continent en prenant en charge sa propre image dans la dignité et le respect de soi. » Ce film documentaire, comme l’indique son réalisateur, a été montré à Madagascar, au Cameroun, au Sénégal, en France, en Italie, au Portugal, au Canada et bien sûr en Tunisie. Il sera également présenté aux quartiers de Brooklyn et de Harlem de New York. Le réalisateur et producteur Mohamed Challouf ajoute que son film est « un travail de mémoire sur la naissance de ce qu’on appelle le panafricanisme cinématographique dont la Tunisie et à travers notre père spirituel Tahar Chériâa était un leader de ce mouvement et de la création d’une mémoire cinématographique du continent africain libéré. » Il ajoute que cette projection de New York est très importante pour lui, vu le cadre symbolique, le Lincoln Center, haut lieu de la culture cinématographique. Le festival du film africain de New York organise aussi un important colloque sur le passage de témoin entre les pionniers et la nouvelle génération de cinéastes africains.

Lotfi BEN KHELIFA