Cannes 2018: De "Goha" en 1958 à "Weldi" et "Tunisia Factory" en 2018, le drapeau tunisien flotte sur La Croisette - Le Temps Tunisie
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Cannes 2018: De "Goha" en 1958 à "Weldi" et "Tunisia Factory" en 2018, le drapeau tunisien flotte sur La Croisette

Dimanche 13 Mai 2018
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Cannes 2018:  De "Goha" en 1958 à "Weldi" et "Tunisia Factory" en 2018, le drapeau tunisien flotte sur La Croisette

 

 Depuis le film "Goha" sacré Prix du Cinéma International en 1958 jusqu'au long métrage de Abellatif Kechiche "La vie d'Adèle", Palme d'Or à Cannes 2013, le drapeau tunisien ne cesse de flotter sur La Croisette. Cette année encore la Tunisie affiche sa présence par le programme de quatre courts-métrages "Tunisia Factory" en 2018 et la sélection du film" Weldi" à la quinzaine des réalisateurs de la 71ème édition du Festival de Cannes (8-19 mai 2018).

Entre ces dates historiques, le cinéma tunisien a connu des années de gloire notamment entre 1970 et 1994 et une période assez timide entre 2000 et 2013.

En parcourant l'histoire, le cinéma tunisien a non seulement été sélectionné dans les compétions officielles et les sélections officielles hors compétition notamment la Semaine de la critique, Un certain regard et la quinzaine des réalisateurs mais aussi décroché deux prix dans la compétition officielle des longs métrages (trois films ont été sélectionnés dans cette catégorie).

La cinématographie tunisienne a affiché sa présence en force également dans le "Short film Corner" dédié à encourager les courts métrages et dans le marché du film où un stand tunisien a été mis en place depuis 2007 par le ministère de la Culture.

Plusieurs films de grands noms du cinéma tunisien ont affiché leur présence mais aussi de jeunes talents ont été révélés. Deux cinéastes tunisiens, homme et femme, se sont succédé en tant que membres de jury. Sans oublier l'hommage rendu, en 2011, par la francophonie au doyen des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), notre "Baobab" Tahar Cheriaa, qui fut le premier directeur de la culture à l'Acct, actuellement Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Ci-après les dates phares de la présence tunisienne au festival de Cannes :

1958:Prix du cinéma international dans la compétition officielle des longs métrages, décerné au film "Goha" de Jacques Baratier avec le décor de Georges Koskas (grand peintre tunisien) produit par la Tunisie avec l'appui de Béchir Ben Yahmed, pdg du groupe Jeune Afrique, à l'époque Premier ministre de l'information sous le régime de Bourguiba.

Le plus jeune de l'équipe ministérielle (26 ans), a apporté son aide pour la réalisation de ce film. L'originalité et la singularité de ce film qui tourne autour de l'enracinement de la culture arabe c'est que le négatif de ce trésor caché a été retrouvé par le cinéaste tunisien Férid Boughedir.

La copie restaurée en version numérique a été projetée lors d'une séance spéciale à Cannes 2013 par Férid Boughedir et l'actrice française, grande amie de la Tunisie, Claudia Cardinale, qui avait joué son tout petit premier rôle dans ce film aux côtés d'Omar Chérif héro du film: elle incarnait le rôle d'une servante de la danseuse tunisienne Zina Bouzaiade.

1970: sélection dans la compétition officielle longs-métrages du film tunisien "Une si simple histoire" de Abdellatif Ben Ammar.

1977: Sélection dans la section "la quinzaine des réalisateurs" du film "Soleil des Hyènes" de Ridha Béhi, sachant que cette section a révélé de grands noms tels que Youssef Chahine.

1980: Sélection dans la section "La quinzaine des réalisateurs" du Film "Aziza" de Abdellatif Ben Ammar.

1982: Sélection du film "L'ombre de la terre" de Taieb Louhichi à la Semaine de la critique.

1983: Le film "Caméra d'Afrique" de Férid Boughedir à la sélection officielle hors compétition "Un certain regard".

1985: "Les anges" de Ridha El Béhi dans la Quinzaine des réalisateurs.

1986: "L'homme de cendres" de Nouri Bouzid dans la section "Un certain regard".

1987: "Caméra Arabe" de Férid Boughdir dans la section "Un certain regard".

1989: Deux films tunisiens ont affiché leur présence dans la Semaine de la critique: "Arab" de Fadhel Jaibi et FadhelJaziri et "Les sabots en or" de Nouri Bouzid.

1990: "Halfaouine" de Férid Boughdir à la Quinzaine des réalisateurs.

1991: "Poussière de Diamant" de Fadhel Jaibi et Mahmoud Ben Mahmoud à la Quinzaine des réalisateurs.

1991: Férid Boughdir membre du jury officiel de la compétition longs métrages.

1992: "Bezness" de Nouri Bouzid à la Quinzaine des films.

1994: Participation pour la première fois d'une cinéaste tunisienne Moufida Tlatli avec "Les silences du palais" à laQuinzaine des réalisateurs.

2000: "La saison des hommes" de Moufida Tlatli à la section officielle hors compétition "Un certain regard".

2001: Moufida Tlatli membre du jury de la compétition officielle longs-métrages et la sélection du film "Fatma" de Khaled Ghorbal à la Quinzaine des réalisateurs.

2006: Présence de la Tunisie à la section découverte (lancée en 2005 et annulée en 2007) par une grande variété de films de tous genres dont "Kahloucha VHS" de Néjib Belkhadhi et "La fleur d'oubli" de Jalila Baccar ainsi qu'une série de courts métrages de jeunes talents dont Amine Chiboub, Walid Tayaa et bien d'autres découvertes.

2007: A partir de cette année, un pavillon aux couleurs du drapeau tunisien a été mis en place par le ministère de la Culture tunisien en vue de faire connaître les films de la Tunisie de tous genres cinématographiques surtout que la Tunisie a été depuis la nuit des temps un plateau de tournage idéal pour les vétérans de l'image.

2009: Férid Boughdir membre du jury courts métrages

2011: "Plus jamais peur" de Mourad Ben Cheikh à la sélection officielle Hors compétition "Un certain regard".

2011: Hommage de la francophonie dans le cadre de son soutien aux productions du Sud, au fondateur en 1966 des JCC, critique de cinéma passionné et pionnier du cinéma tunisien africain et arabe Tahar Cheriaa, dans la section "Tous les cinémas du monde" à la 64ème édition du festival de Cannes.

La journée du 13 mai 2011 a été organisée avec le soutien de l'Association des cinéastes tunisiens et la Chambre syndicale des producteurs tunisiens. Elle a été marquée par la projection d'extraits du film de Mohamed Challouf "Tahar Cheriaa, à l'ombre du Baobab" suivi d'une table ronde et la remise à titre posthume de la médaille Senghor.

2013: Palme d'Or au réalisateur franco-Tunisien Abdellatif Kechiche pour son film "La vie d'Adèle".

2014: la Tunisie, présente cette année et pour la première fois avec deux stands au village international et au marché du film. La participation tunisienne est marquée par la projection en première internationale et mondiale du film doc-fiction //Le Challat // de Kaouther Ben Hania dans la section de l’association française du cinéma indépendant pour sa diffusion (Acid).

2015: éclipse de la participation tunisienne

2016: "Allouch" ou "La laine sur le dos" de Lotfi achour, est le seul film tunisien et africain en course pour la palme d'or dans la compétition officielle des courts métrages.

2017: Sélection de "La belle et la meute" de Kaouther Ben Hania dans la section "Un certain regard". En marge du festival de Cannes, l'acteur Majd Mastoura (dans le film "Hedi" de Mohamed Ben Attia) remporte le prix de meilleur acteur dans le cadre des Prix des critiques du Centre du cinéma arabe (ACC)

2018: Participation avec le programme "Tunisia Factory" en 2018 initié par le Centre national du cinéma et de l'image (CNCI) et coproduit par le Groupement Solidaire des sociétés de production (Nomadis Images, Cinétéléfilms, Propaganda Productions, SVP, Ulysson et Objectif et DW - France), le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) et Hakka Distribution. Le programme consiste en la présentation de quatre courts-métrages de fiction, co-écrits et co-réalisés en 2018 par des des réalisateurs tunisiens et étrangers représentant six nationalités. En avant-première mondiale à Cannes, le long métrage" Weldi" (mon fils) de Mohamed Ben Attia est sélectionné à la quinzaine des réalisateurs.

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