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Tunis Mardi 18 Décembre 2018

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Mémoire du temps présent: Système politique.. Dans l’attente d’une nouvelle dynamique

Dimanche 4 Mars 2018
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Par Khaled Guezmir

Difficulté d’être et mal de vivre se conjuguent pour envelopper le pays dans une sorte d’attente de quelque chose qui ne vient pas… la nouvelle dynamique !

Ceci est la résultante du pourrissement dans le bassin minier où l’ UGTT, par l’intermédiaire  de son Secrétaire général adjoint, Bouali Mbarki, de loin l’homme et le médiateur le plus conciliant et le plus raisonnable de la centrale syndicale,  a fini par jeter l’éponge et remettre de nouveau ce dossier empoisonné à l’attention du gouvernement après avoir tout tenté pour dégripper une machine érodée et attaquée de toute part depuis 2008.

La CPG en paie les frais et si une solution ne pointe pas dans les semaines à venir, elle risque la cessation de paiement ainsi que sa sœur jumelle du Groupe chimique tunisien à Gabès.

Tout cela, est aussi l’œuvre de l’usure générale de la culture du travail et de l’effort érigée depuis 2011 en méthode de gestion de l’économie et des régions de la dorsale du sud-ouest où on pousse la pression à son paroxysme en tolérant l’occupation des rues des lieux du travail et de production. Du coup, on recrute par milliers dans des emplois fictifs alors que le pays a besoin de tous les bras de ses enfants pour le remettre à niveau. Sur le net les sarcasmes n’en finissent pas : « Si tous les recrutés des sociétés de « l’environnement » se mettaient vraiment au boulot, pour planter des arbres, aménager les routes et les parcs et nettoyer les villes et les cités, la montée du désert serait bloquée et la Tunisie reviendrait cette « Tunisie la verte… Tounès El Khadhra », comme citée dans les récits des historiens de la conquête arabe. Mais, nous sommes très loin du processus et de fait on recrute des gens non seulement pour ne rien faire, mais pour gonfler le lot de ceux qui empêchent les vrais travailleurs agents et cadres à accomplir leurs taches par « solidarité » avec les manifestants.

Le gouvernement s’est abstenu jusque-là d’appliquer la loi, espérant  une solution en conformité avec ce fameux « droit » de manifester pacifiquement.

A ce propos, j’ai écouté, cette semaine un ancien ministre pour quelques mois, chef de parti et connu pour ses positions populistes confirmées, qui appelait à la radio, à occuper les rues « légitimement » pour faire pression sur le gouvernement. Et quand la journaliste lui a fait remarquer que depuis la révolution ce pays est un « Etat de droit », avec des institutions et surtout un Parlement pluraliste, multipartisan, où les députés peuvent présenter les doléances des citoyens et critiquer le gouvernement, il a répondu tout simplement que les Institutions sont pratiquement plombées et détournées de leurs vocations et donc, il ne reste que la « Rue » pour faire plier le gouvernement et l’obliger à répondre aux revendications des citoyens… A vous d’apprécier !

C’est dire que chacun rame pour son propre compte et chacun chante sa « Leïla » (Kalloun youghanni aâla Leïlah), tandis que le pays coule de toutes parts, du fait de l’excessif et de l’irrationnel. Alors que la politique c’est l’art du possible, on s’évertue du côté deceux qui ne pensent qu’au pouvoir pour le pouvoir et la volonté d’asservir ce peuple au risque de provoquer la faillite du pays, à lubrifier la rue et déstructurer le système, qu’eux mêmes ont contribué à créer !

Décidément, l’ambition politique démesurée est le plus grand mal de ce pays et la classe politique finira par perdre toute crédibilité si elle continue à investir dans le populisme délirant, sans tenir compte des moyens réels du pays.

D’où la nécessité de tout revoir et bien faire attention pour préserver les grands axes de la stabilité politique et sociale.

C’est bien beau et facile de dénigrer tel ou tel parti de la « majorité ». Encore, faut-il assurer la relève et rassurer les Tunisiens. Le pire n’est pas de revenir au « vote utile » de 2014.

Pour mettre en place une dorsale solide assurant la stabilité qui passe par une alliance crédible entre des partis crédibles et populaires au niveau des suffrages. Mais, le pire c’est l’instabilité et le climat insurrectionnel que certains partis minoritaires et des « personnalités » irresponsables, veulent faire perdurer, car ce sont de véritables « rentiers » de la politique n’ayant rien à perdre et tout à gagner même s’ils mènent ce pays vers l’hécatombe et des crises graves tout à faire incontrôlables.

Du fond de leurs fauteuils en cuire confortables et devant leurs télés plasma grand-format, ils voient ce qui se passe en Syrie, en Irak et en Libye proche… Mais, ils ne voient rien. Seul leur égocentrisme compte… Au fait, combien de candidats aurons-nous pour « Carthage » en 2019-2020… Je vous laisse deviner. Parions qu’ils se comptent déjà par dizaines, d’ici-là !

K.G

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