« Nous n’avons pas de choix autres que de réussir sur tous les fronts » - Le Temps Tunisie
Tunis Mardi 25 Septembre 2018

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2018

EST: Khaled Ben Yahia et les défis à répétition:

« Nous n’avons pas de choix autres que de réussir sur tous les fronts »

Samedi 24 Février 2018
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Trois matches en huit jours : un classique contre l’Etoile SS, un derby devant le Club Africain et un troisième face à l’Asac Concorde dans le cadre de la ligue africaine des clubs champions. Ce n’était pas trois promenades de santé pour une Espérance ST mise devant l’obligation de rassurer après le retour de Khaled Ben Yahia dans le giron « sang et or ». 

Deux victoires et une courte défaite concédée contre le Club Africain dans les conditions que l’on connaît outre un calendrier fort chargé et quatre absences pour différentes raisons. L’entraîneur de l’Espérance ST a préféré ne pas intervenir après le rendez-vous de samedi dernier contre l’Asac Concorde, il a accepté d’en parler après coup et à tête reposée.

 

*Le Temps : Comment expliquez-vous cette peu rassurante première mi-temps de vos joueurs ?

- Khaled Ben Yahia : Après le premier but réalisé en début de match, d’autres occasions auraient du connaître un meilleur sort. Un deuxième but aurait sûrement remis les joueurs en confiance et changé le cours des choses. Ce ne fut pas là, l’unique raison dans la mesure où nos joueurs traînaient encore la fatigue engendrée par nos deux derniers matches en championnat outre le déplacement en Mauritanie.

 

*Ce sont pourtant ces mêmes joueurs qui ont contrôlé toute la seconde période de jeu et ajouté cinq nouveaux buts ?

-Nous ne sommes pas restés les bras croisés pendant la pause, période au cours de laquelle nous avons procédé à apporter de menus correctifs mais surtout mis et avons mis les joueurs devant leurs responsabilités. Revoyez bien le cours de cette deuxième mi-temps et vous déduirez que les joueurs se sont totalement libérés après la faute commise sur Ben Htira et le penalty qui s’en suivit transformé par Badri.

 

*Le votre prochain adversaire de l’Espérance ST en seizièmes de finales a pour nom Gor Mahia. Ce nom vous dit-il quelque chose ?

- Bien sûr que oui. Ce fut la finale de la coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe, actuelle coupe de la Confédération. Un match aller à Tunis auquel je n’ai pas participé pour cause de blessure, match conclu bêtement sur une parité 2 à 2. 

     Deux buts concédés à domicile et qui vont nous coûter la perte du trophée après le nul de  Nairobi au match retour. Une finale perdue  dans des conditions  bien particulières en présence du président du Kenya et un arbitrage maison avec en toile de fond un penalty non accordé alors que le score était de 1 à 1.

 

*Pour terminer, qu’attendez-vous des dernières journées du championnat en ligue 1 ?

-Il faut reconnaître que l’Espérance ST est victime d’un mauvais sort qui continue à lui porter un fort préjudice. Une moyenne d’un match tous les quatre voire tous les trois jours et des blessures à n’en plus finir. Nous essayons de procéder avec dans la mesure où nous n’avons plus de choix  autres que ceux de réussir sur tous les fronts. 

Une fin de saison bien difficile attend l’Espérance sur les fronts aussi bien local qu’africain. Là, où nous sommes acculés à aller au bout de nos intentions et celles de ceux qui nous font confiance et qui croient en nos moyens.

Rendez-vous a été pris pour revenir sur un projet qu’il tient à réussir en reprenant en main l’Espérance ST.

Propos recueillis

 

par Rafik BEN ARFA