Le «Stambali» dans tous ses états - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

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Sep.
23
2018

Le groupe Dendri à Dar Eyquem

Le «Stambali» dans tous ses états

Jeudi 22 Février 2018
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Organisée par le Goethe-Institut Tunis en partenariat avec Dar Eyquem, la résidence artistique avec le groupe de musique Dendri initié par Mohamed Khachnaoui a débuté le 19 février et se poursuivra jusqu’au 25 février 2018.

Christoph Thiers, ingénieur du son invité du HOFA (Karlsdorf), a rejoint l’équipe afin de travailler sur le son de l’instrument clé de cette formation : le Gombri.

Composé de sept membres, le groupe fusionne l’héritage du Stambeli avec des instruments modernes tout en veillant à l’authenticité de cette musique traditionnelle.

Cette première étape du projet sera suivie d’une deuxième résidence puis d’un concert final dont les dates seront communiquées prochainement.

Ce groupe est composé de Mohamed Khachnaoui (Batterie et chant), Salah Ouergli (Gombri, gambra et chant), Bellassan Mihoub (Chkachak et chant), Muhamed Jouini (Chkachak et chant), Sahbi Mustapha (Guitare basse), Aymen Ben Attia (Guitare), Wajdi Riahi (Clavier), avec comme coordinatrice du projet : Zouhour Harbaoui

Le projet «Dendri» a vu le jour suite à la volonté de Mohamed Khachnaoui de mettre en avant la musique Stambéli dans une fusion originale. Bien introduit dans le milieu du stambéli, l’artiste s’est initié auprès des plus grands maîtres de cette musique traditionnelle noire tunisienne, comme Hamadi Bidali, Salah Ouergli, et Hafedh Haddad, sur le gombri, les chkachek (crotales) et sur le dabdabou. Ce dernier est une partie musicale purement rythmique se jouant pendant les ziaras, soit les visites au marabout, notamment le saint Sidi Frej. Elle était appelée «Dharb ensa» («la frappe des femmes») car, au départ, le dabdabou n’était interprété que par les femmes.

 

Grâce à cet apprentissage, Mohamed Khachnaoui, qui répétait les rythmes stambéli sur sa batterie, a trouvé une voie toute tracée qu’il a suivi tout au long de son année de recherche scientifique : faire du stambéli. Ce qu’il mit en œuvre durant son projet de fin d’étude pour l’obtention de sa maîtrise en 2010. Le jour de sa soutenance, il fit appel à ses amis du stambéli, avec qui il jouait souvent chez lui ou chez les autres, pour une présentation musicale.