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Tunis Vendredi 22 Juin 2018

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2018

Du côté du prétoire

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Dimanche 18 Février 2018
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Au tribunal de Tunis: La Chambre  spécialisée dans les affaires de terrorisme n’y va pas de main morte

Au tribunal de Tunis: La Chambre  spécialisée dans les affaires de terrorisme n’y va pas de main morte

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires du terrorisme, au tribunal de première instance de Tunis, a condamné, dans la soirée du vendredi 16 février 2018, la réalisatrice Inès Ben Othmane, épouse du sécuritaire syndicaliste arrêté, Walid Zarrouk, à une peine de prison de deux ans, avec ajournement de la sanction corporelle.

Inès Ben Othmane a été condamnée pour le chef d’accusation de mise en danger de personnes concernées par la protection.

L’affaire a éclaté suite à la publication  par l’accusée sur sa page Facebook,   de deux  procès verbaux de police concernant l’opération terroriste ayant ciblé le musée du Bardo en 2015.

Cet acte a été considéré comme étant une mise en danger de la vie  des sécuritaires dont les noms ont été cités dans la publication incriminée. 

 Inés Ben Othmane qui estime qu’elle n’avait aucunement l’intention de mettre en danger les sécuritaires, a l’intention de faire appel sur la base de la bonne foi

 

Pôle judiciaire, lutte contre la corruption : du pain sur la planche

Les affaires de corruption pendantes , devant le Pôle judiciaire se suivent  mais ne ressemblent pas. Après la mise en détention dernièrement  de deux agents  de la Banque Centrale de Tunisie(BCT) pour trafic de devises, voilà que l’affaire  de l’expert économique  Mouez El joudi refait surface, avec  une indiction de voyage prise à son encontre par le juge d’instruction près cette institution judiciaire. C’est le porte-parole du Pôle judiciaire qui l’a confirmé  dernièrement aux médias.

Cela dit  pour quel chef d’accusation Moez El Joudi est-il mis en cause ?

Etant impliqué avec un homme d’affaires français, Moez El Joudi serait suspecté d’espionnage et de blanchiment d’argent.

L’intéressé  qui avait  fait, il y a quelque temps , des déclarations compromettantes contre des parlementaires, s’est par la suite ravisé en affirmant  qu’il s’agit «  uniquement sur des suppositions tirées à la lumière des plaintes des citoyens. »

Sur sa page Facebook, il a écrit dernièrement qu’ «  il n’y a aucune affaire d’espionnage ou autre machination de ce genre dans laquelle je suis impliqué, ça c’est clair et net. Il y a juste un dossier de corruption qui implique des fonctionnaires et un homme d’affaires français …. » ajoutant  qu’il reste serein et confiant en la justice, « Je répondrai à toute convocation des juges et quand on milite pour la bonne gouvernance dans ce pays, il faut respecter la primauté de la loi et l’indépendance de chaque pouvoir ».

Il faut dire  que   la gangrène de la  corruption et du   blanchiment d’argent  ne fait que s’amplifier  et qu’une opération chirurgicale minutieuse est nécessaire pour éradiquer le mal à la racine.

Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib a pointé du doigt, dernièrement, les sociétés offshore comme servant d’écran au blanchiment d’argent, assurant que 3.000 millions de dinars ont été blanchis par ces sociétés en Tunisie et que des soupçons pèsent sur ces sociétés , mais « qu’un responsable lui avait objecté qu’on ferait fuir les investisseurs du pays ».

 

Ces nobles figures qui s’en vont

40  jours déjà se sont déjà écoulés depuis le décès  de 

Me Fethia Baccouche Bahri

C’est à la « Maison  de l’avocat » salle Chokri Belaïd qu’une cérémonie à sa mémoire s’est déroulée vendredi dernier et à laquelle ont participé les avocats, sous l’égide de l’Ordre national.  Le bâtonnier ainsi que plusieurs avocats ont pris tour à tour la parole pour évoquer  la brillante carrière de la défunte, passée dans la défense de la veuve et de l’orphelin, ainsi que son combat pour la défense des droits de l’Homme.

Paix à son âme.

 

Nous avons appris également  le décès :

-De la mère de Me Ichraf Oueslati , avocate à Siliana

La défunte a été inhumée le 13 février courant au cimetière de la région

-Du frère de  Me Sami El Euch, avocat à Sfax

Le défunt a été inhumé le 15 fevrier courant au cimetière de la région

-Du père de Me Houda Aissa avocate à Ben Arous

Le défunt a été inhumé le 15 Février courant au cimetière de Sfax

-De la mère de Me Sarra Zohdi avocate  à Tunis

La défunte a été inhumée le 16 février courant au cimetière de Gabès.

Puisse Dieu Le Tout Puissant, leur accorder Son Infinie  Miséricorde et les accueillir en Son Eternel Paradis.

Ahmed NEMLAGHI