L’arbitrage doit avoir une totale autonomie - Le Temps Tunisie
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L’arbitrage doit avoir une totale autonomie

Samedi 17 Février 2018
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La prestation de l’arbitre du match «EST-ESS», Karim Khémiri continue toujours de faire couler beaucoup d’encre  et de salive. L’homme en noir a été, en effet, le grand perdant de ce Clasico, puisqu’il va être gelé jusqu’à la fin de la saison, pour avoir  accordé un penalty  peu évident, en faveur de l’EST qui a permis à celle-ci de remettre les pendules  à l’heure, après avoir été menée au score.

L’erreur commise par Khémiri a été grave, puisqu’elle a influé sur le résultat  final du match.

Intentionnelle ou pas ?

La réponse revient bien sûr à sa conscience, mais normalement,  un jeune arbitre  fraîchement lancé dans le bain et qui caressait le rêve  de faire une bonne carrière  dans le domaine  de l’arbitrage, ne pouvait guère se permettre de faire des cadeaux. Seulement, la gravité  de l’erreur a été néfaste pour l’Etoile qui joue pour le titre, et favorable à l’Espérance qui a pu préserver son avance sur ses poursuivants directs.

L’Espérance qui, avant le match , distançait l’Etoile, de 8 points, se trouvait dans une position plus ou moins confortable, autrement dit, elle n’avait pas besoin du coup de pouce de l’arbitre  pour se mettre à l’abri  d’une quelconque menace.

Seulement le referee Karim Khémiri dont la tâche s’est compliquée davantage à cause du comportement des joueurs des deux équipes , a accordé un penalty qui n’a pas manqué de susciter l’étonnement de tous les observateurs.

Or, la question qui doit être posée : pourquoi on est-en arrivé là !

La réponse est simple : Même si elle jouit d’une certaine  autarcie, la DNA doit être absolument indépendante et avoir une totale autonomie. Elle ne devra guère dépendre de la FTF. La Direction nationale des arbitres doit être exclusivement gérée par les anciennes compétences du domaine  qui seront élues par les arbitres.

Un arbitrage professionnel ? Pourquoi pas ? Dans le cas échéant, l’arbitre n’aura peur de personne, car il aura  la ferme conviction d’être convenablement défendu par sa Direction, tout en s’attelant à la tâche de se distinguer là où il passe, en pensant aux primes de rendement et à l’échelonnement des grades.

Tant qu’on  a choisi le professionnalisme pourquoi prive-t-on les arbitres ?

Cette option pourrait profiter  aux diplômés de l’Institut supérieur des sports, afin de trouver de l'embauche, c’est une solution parmi tant d’autres pour sauver non seulement notre arbitrage, mais l’image de notre sport-roi.

Si aujourd’hui, la Tunisie n’a aucun arbitre au Mondial ou en Coupe d’Afrique, cela signifie que ce secteur mérite toute l’attention  requise pour sortir définitivement de l’ornière.

Le problème est beaucoup plus profond qu’un penalty injustement accordé !!

Raouf CHAOUACHI