Syrine Ben Moussa en concert à Paris: Un « Mezj » et une touche de créativité - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

Suivez-nous

Sep.
23
2018

Syrine

Syrine Ben Moussa en concert à Paris: Un « Mezj » et une touche de créativité

Dimanche 11 Février 2018
نسخة للطباعة
Syrine Ben Moussa en concert à Paris: Un « Mezj » et une touche de créativité

Toujours active hors-frontières et en France plus exactement, la cantatrice, musicienne et musicologue tunisienne Syrine Ben Moussa donnera un concert le 16 février 2018 au Centre Dubois à Paris sous le titre de : « Mezj. » Une nouvelle fusion entre la musique arabo-andalouse qu’elle défend depuis bien des années et le Jazz. 

Il s’agit d’une nouvelle création aux couleurs Jazz fusion à travers un concert de musique traditionnelle tunisienne. Elle sera accompagnée de musiciens d’influence Jazz sur des arrangements de Clément Duthoit et d’Iyadh Labbène. Une revisite du Malouf tunisien, en quelque sorte, là où Syrine Ben Moussa y fait des incursions dans le « Ksontini », l’équivalent du Malouf tunisien, tel que chanté en Algérie. Cela ne l’empêche pas de faire des clins d’œil au chant « Châabi » algérien, l’équivalent de la chanson de variété sous nos cieux. Elle sera accompagnée sur scène par Clélment Duthoit, au saxophone, Iyadh Labbène, au violon et à l’alto, Emrah Kaptan, à la contrebasse, Maximilien Helle Forget, au piano et Dahmane Khalfa, aux percussions. Son public s’attendra donc à des touches de créativité qu’elle sait si bien mettre en évidence par le truchement du jeu au luth, le « Oûd Arbi », lire tunisien, de sa voix suave et de ses improvisations-compositions enivrantes  que seuls les mélomanes avertis savent identifier. « Une musique qui réchauffe le cœur. » Syrine Ben Moussa est, de surcroit, native de Testour, la ville-symbole du Malouf tunisien. « Le Malouf, a-t-elle déclaré quelques années auparavant, est une partie intégrante de moi, un retour vers une Andalousie rêvée et un trésor dont nous avons hérité. » Le travail musical de Syrine Ben Moussa s’inscrit dans une sorte d’internationalisation des chants du terroir tunisien et algérien, ce qui n’est point une mince entreprise. Car il s’agit de fusionner ces musiques avec celles actuelles et particulièrement de Jazz. Ce dernier s’appuie sur les improvisations, comme dans la musique et le chant arabe. Souhaitons à Syrine Ben Moussa un bon accueil public pour son prochain concert prévu le 16 février à Paris et davantage de succès.

                                                                 Lotfi BEN KHELIFA