Lorsque l’hygiène fait défaut - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 17 Août 2018

Suivez-nous

Aug.
17
2018

Petits commerces

Lorsque l’hygiène fait défaut

Jeudi 8 Février 2018
نسخة للطباعة

 De nombreux citoyens, hommes et femmes, défendant leurs droits de consommateurs, nous ont fait part de leur indignation face aux mauvaises conditions d’hygiène et de salubrité qui continuent de prévaloir dans les épiceries et petits commerce de proximité, dans les quartiers et les marchés.

Une citoyenne nous a rapporté qu’elle a vu, à maintes reprises, des rats évoluant dans les épiceries, boulangeries  et autres points de vente comme les petits commerces de légumes et fruits qu’elle fréquentait, ne manquant pas d’avertir, dans le sillage, mais en vain, a-t-elle ajouté, leurs exploitants qui font l’étonnant sous prétexte qu’ils utilisent constamment des raticides et autres produits du genre.

Mettant en doute de telle attention hygiénique, un autre citoyen a déploré, plus particulièrement, l’hygiène corporelle et vestimentaire des exploitants et vendeurs dans les épiceries et petits commerces similaires. « J’ai remarqué, du moins dans mon quartier et les endroits que je fréquente, que ces vendeurs  portent les mêmes habits durant des mois, a-t-il dit, et je vous laisse imaginer leur état. »

Pourtant, la réglementation exige le port de tenues de travail propres, notamment des blouses spéciales blanches ou de toute autre couleur que le vendeur doit porter sur ses vêtements habituels. L’hygiène corporelle doit être aussi de rigueur.

Un autre consommateur nous a dit qu’Il y a aussi cette mauvaise habitude d’imbiber ses doigts de salive, notamment l’index, pour faciliter certaines manipulations comme pour prendre ou ouvrir un sachet en plastique, et qui est répandue partout et fréquente chez les vendeurs et les consommateurs, à la fois. Pourtant, la salive est un vecteur de contamination microbienne, a-t-il fait remarquer.

Un citoyen nous a signalé également le cas des nombreux restaurants, cafés et établissements similaires, ouverts à proximité immédiate des salons de coiffure qui, comme on le sait, sont générateurs de déchets incongrus et insalubres.

Pourtant, comme l’a noté un commentateur, il existe, depuis longtemps, un programme national de mise à niveau de ces petits commerces et établissements de proximité, piloté par le ministère du Commerce, tandis que des services administratifs entiers sont chargés de la préservation de la propreté et de l’hygiène dans les établissements ouverts au public.

Il n’y a pas, non plus, a-t-il souligné, un intérêt particulier pour ces questions d’hygiène et de mise à niveau des petits commerces et établissements similaires de proximité chez les structures d’encadrement relevant de l’organisation patronale, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) malgré leur importance à tous les points de vue, et spécialement, pour la pérennité du petit commerce de proximité face à la concurrence acharnée des grandes surfaces de distribution représentées par les supermarchés et les hypermarchés dont le réseau en Tunisie se densifie, sans cesse.

Salah BEN HAMADI