Un signal positif ? - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 17 Octobre 2018

Suivez-nous

Oct.
17
2018

Chronique

Un signal positif ?

Mercredi 7 Février 2018
نسخة للطباعة

Tout est affaire de symboles. Et ils ont parfois force de profession de foi. C’est bien pour cela qu’il ne faut jamais les dénigrer… 

Ils sont lanceurs d’alerte lorsque le feu s’allume quelque part. Et les meilleurs pompiers lorsqu’il s’agit de l’éteindre. Faire, comme si de rien n’était, ne pas intervenir, adopter la politique de l’autruche, c’est une manière de dérobade qui ne marche pas à tous les coups. 

Affronter le « taureau » dans l’arène c’est bien plus courageux. Le prendre par les cornes, c’est encore mieux. En évitant l’estocade pour ne pas soigner un mal par un autre mal. C’est cela en fait être responsable. Lorsque l’on détient les rênes du pays entre ses mains, il faut toujours tâcher d’être à la hauteur de ses fonctions. En donnant le bon exemple et en impulsant ces signaux positifs, ô combien nécessaires lorsque les circonstances l’exigent, pour lever tout équivoque de situation. Surtout lorsque la situation s’avère plutôt alambiquée et qu’il importe d’y mettre le holà.  

Oui, c’est du devoir du chef de l’Etat de bien montrer que la liberté d’expression d’une façon générale, et la liberté de la presse plus particulièrement, font partie intrinsèque de la démocratie. Et qu’y toucher équivaut à renverser tout l’édifice d’une transition démocratique qui avance parfois de guingois, avec une démarche de crabe fatigué mais qui avance quand même. 

Raison de plus pour la soutenir jusqu’au bout, si l’on veut vraiment réussir à la mener jusqu’à terme. A moins que l’on ne cherche, en réalité, à la faire capoter. Dans ce cas de figure, s’attaquer à la liberté d’expression c’est le meilleur moyen d’y parvenir. Museler la presse, aussi.  Il ne faut pas s’y tromper. 

Voilà pourquoi  il ne  faut pas rater le grand rendez-vous avec l’Histoire. C’est à la croisée de ce chemin-là que tout se joue…  Après, lorsque l’on aura raté le coche, il sera trop tard pour rectifier le tir. C’est maintenant, ou jamais…

Samia Harrar