Grève de joueurs pour salaires non honorés et d’autres sans domicile fixe… Le visage horrifiant du football tunisien ! - Le Temps Tunisie
Tunis Jeudi 16 Août 2018

Suivez-nous

Aug.
17
2018

Grève de joueurs

Grève de joueurs pour salaires non honorés et d’autres sans domicile fixe… Le visage horrifiant du football tunisien !

Dimanche 4 Février 2018
نسخة للطباعة
Grève de joueurs pour salaires non honorés et d’autres sans domicile fixe… Le visage horrifiant du football tunisien !

Les joueurs de l’AS. Gabès ont refusé de reprendre les entraînements au lendemain de la parité arrachée à l’Espérance ST dans le cadre de la 17ème journée en ligue 1. Ceux du CO. Mednine en  ont fait autant deux semaines auparavant acculant le président du club à rendre le tablier. C’est qu’à chaque début de semaine ou au lendemain de chaque match, le scénario est le même : les joueurs de toutes les équipes, à trois ou quatre unités près, ont recours à cette procédure  pour les mêmes raisons : salaires non honorés.   

Du côté de la JS. Kairouannaise, le paysage est beaucoup plus préoccupant. Passons pour les promesses non tenues volet salaires et primes. Que dire  quand  des joueurs sont carrément renvoyés de l’hôtel que les abritait jusque là, que Christofer est mis à la porte de sa maison pour loyers non payés et que le restaurant que fréquentent quotidiennement les joueurs  s’est dit dans l’incapacité de continuer à les servir pour factures non payés depuis plusieurs mois. Cela se passe dans un pays qui a opté pour le professionnalisme depuis plusieurs années.

Le président de la FTF a anticipé pour mettre un terme au calvaire des joueurs de la JS. Kairouannaise. La trésorerie de la fédération peut se le permettre au jour qu’il est grâce à l’apport des sponsors, de la télévision nationale et des retombées financières émanant de la FIFA après la qualification de notre équipe nationale pour le Mondial de Russie. Le geste de Wadii Jéri est, certes, à saluer mais qui ne sera pas sans lendemain quand on sait que d’autres parties des deux ligues 1 et 2 ne manqueront pas de recourir à ce « système D » pour obtenir satisfaction. 

Une situation qui va perdurer au fil des mois tant que les caisses de la majorité de nos clubs resteront vides en l’absence de recettes conséquentes, de sponsors. Des contributions devenues difficiles par les temps qui courent. Le salut ne viendra pas par le biais de ces discours que l’on tient dans les émissions sportives  sur les plateaux des chaînes télévisées et des radios. Mais plutôt par le biais d’une prise de conscience générale impliquant le gouvernement et le ministère concerné. Un pays, la Tunisie, champion d’Afrique tous sports collectifs  ne peut se permettre de laisser traîner les choses.

Rafik BEN ARFA