Mourad Mestiri, président de la FTHB:«J’ai commencé à croire ferme au sacre africain, après la demi-finale contre l’Angola» - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 17 Octobre 2018

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Volley-ball: A bâtons rompus avec

Mourad Mestiri, président de la FTHB:«J’ai commencé à croire ferme au sacre africain, après la demi-finale contre l’Angola»

Samedi 3 Février 2018
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- «La qualité du travail d’Antonio Gerona est venu conforter notre choix sur l’école espagnole» - «Le Mondial 2019 et les JO de Tokyo, nos deux prochains défis»

Le Temps : Le titre de champion d’Afrique était votre principal enjeu en tant que président de la fédération tunisienne de handball. Comment avez-vous vécu cette longue parenthèse du Gabon et notamment cette soirée du samedi 27 janvier ?
M. Mestiri : La coupe d’Afrique des Nations constituait un enjeu de taille, non seulement pour Mourad Mestiri et l’équipe fédérale mais pour tout un pays. Il fallait effacer cette méprise de la dernière édition de la CAN et ce titre de champion qui nous a été, carrément, volé d’une part, et démontrer, voir confirmer que le handball tunisien reste le meilleur en Afrique d’autre part.  
Ceci précisé et croyez-moi de le dire, j’étais plus que convaincu dans un premier temps que l’équipe de Tunisie ira en finale. Au fil des matches et au vu de la volonté et cette « grinta » démontrées par nos joueurs, j’étais plus que persuadé que l’on pouvait aller encore plus loin et monter sur la plus haute marche du podium.
*Et ce en dépit des absences de quelques titulaires incontournables  et la présence de pas moins de huit  jeunes joueurs qui participent pour la première fois à une CAN senior ?
Justement, le travail entrepris par M. Gerona et le reste de son équipe était, à vue d’œil, plus que remarquable. Des joueurs auxquels on a, également, inculqué la culture de la gagne. Raisons pour lesquelles j’ai continué à croire en ce sacre.
*Quelle a été la réaction de Mourad Mestiri, quand à l’arrivée de la délégation à Tunis, il a trouvé à l’accueil de l’équipe nationale  quelques ex- présidents de la fédération de handball ?
Un geste que l’ai beaucoup apprécié, une présence à la mesure des efforts que ces mêmes responsables n’ont cessé d’entreprendre  pour servir le handball tunisien avec les résultats que tout un chacun connaît.
Je profite de l’occasion pour présenter mes remerciements à si Youssef Chahed venu à l’accueil de la délégation accompagné de la ministre de la Jeunesse et des Sports. Sans omettre de passer sous silence les félicitations de si Béji quelques minutes après la fin de la finale.
Revenons au sacre de Libreville qui est, et tout le monde en est plus conscient,  le fruit de la qualité du travail d’Antonio Gerona. Pourquoi ce choix porté que le technicien espagnol, parmi, je suppose, tant d’autres ?
Le handball est une véritable culture en Espagne. A preuve, les nombreux  titres glanés par les entraîneurs espagnols partout où ils sont passés. En Espagne bien sûr comme dans d’autres pays. Les seniors espagnols viennent de gagner l’Euro de Croatie, l’équipe nationale du Qatar, prise en main par un  entraîneur espagnol, est championne d’Asie…Lequel Gerona a réalisé un excellent travail tout le long des trois années qu’il a passées dans un club du Qatar avec comme assistant le Tunisien Amor Khédhira que j’ai tenu à ce qu’il soit à ses côtés.
Nous avons eu à vérifier les compétences d’Antonio à partir de la première séance d’entraînement de l’équipe nationale et encore plus à Libreville avec un groupe de joueurs qui finit très fort ses matches. Dans un passé non lointain, les cinq dernières minutes de chaque match nous étaient souvent fatales et là c’est la touche Amor Khédhira. Ensuite ce recours aux jeunes joueurs partant du fait que 2020, c’est demain pour Gerona et qu’il faut s’y préparer dès à présent.
Justement, nous y sommes. Comme annoncé plus haut, 2020 voir 2019,  c’est demain avec le Mondial 2019 qui pointe à l’horizon, la CAN de Tunis une année plus tard, compétition qualificative aux JO de Tokyo. Ce budget d’un milliard de nos millimes accordé par la tutelle suffira-t-il pour préparer ces importantes échéances ?
Une précision : le milliard de millimes représente le titre 2 soit une partie du budget alloué à la fédération, montant uniquement réservé aux activités des sélections nationales toutes catégories. Cela ne m’empêchera pas de dire que c’est peu, trop peu même dans la mesure où les enjeux qui attendent le handball sont nombreux et importants.   
Une réunion de travail se tiendra prochainement avec le chef du gouvernement et la ministre des sports pour justement débattre du problème avec à l’arrivé, je le souhaite,  une augmentation de ce même titre 2 alloué à l’instance fédérale.  
Dans un passé non lointain, on a pris l’habitude de mettre sur pied après chaque mauvaise prestation de l’équipe nationale une commission d’évaluation dont les conclusions finissent toujours dans les archives de la fédération. Pourquoi ne pas en faire autant après le sacre de Libreville et d’en tirer les enseignements appropriés pour faire progresser encore plus le handball tunisien.
Justement, nous y avons pensé et ce sera fait dans les toutes prochaines dans semaines mais, cette fois-ci, avec tout le sérieux requis, je vous le promets. Nous y allons impliquer toutes les composantes du handball national. J’en profite pour remercier tous les clubs qui nous ont apporté leur contribution, leur concours  et leurs encouragements.
Qu’attend Mourad Mestiri de l’après Gabon ?
Ce sera une lapalissade si je vous réponds que je m’attends à de meilleurs résultats au vu de la prestation de nos jeunes joueurs à Libreville. Des joueurs appelés à progresser encore plus pour prendre la suite de ceux un peu plus âgés. Et ce, par le biais de la qualité du travail émanant du staff technique auquel est venu s’ajouter le Serbe Zoran comme entraîneur des gardiens de but. Avec pour résultat trois citations de meilleurs gardiens de but : M.Missaoui à deux reprises et une fois pour M. Hamza.

Interview conduite par : Rafik BEN ARFA