Correspondants des médias étrangers: Laissez-les travailler… - Le Temps Tunisie
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Correspondants des médias étrangers: Laissez-les travailler…

Dimanche 28 Janvier 2018
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Le Temps - Depuis un certain temps, une campagne malsaine est menée contre les journalistes tunisiens correspondants de la presse étrangère, les accusant de donner des informations qui ternissent l’image de marque du pays et de faire du tort à l’économie nationale, alors que la mal et ceux qui donnent cette image sont les décideurs, parce qu’un journaliste ne fait que reproduire des faits qui existent réellement et qui ne peuvent être cachés.

Le journaliste tunisien cherche à informer, bien que nombre de sources d’information notamment officielles sont fermées alors que  « des exclusivités »  sont données à des pseudo-journalistes proches des hautes sphères du pouvoir.

Malgré cela, le journaliste professionnel veille à reproduire, honnêtement, des faits réels, sans fioritures ni tentatives de déformation d’autant plus  qu’aujourd’hui, à l’ère de la liberté d’expression, rien ne se cache, tout finit par se savoir.  Il y va donc de la cridibilité de ces professionnels. Et, à cet effet, personne n’a le droit de les accuser de manquer de patriotisme. Personne n’est habilité à donner des leçons en la matière.

Si l’image du pays est écorné ce n’est pas la responsabilité du journaliste, du correspondant. C’est la faute aux décideurs politiques qui n’ont pas accompli leur devoir et qui cherchent à cacher leurs errements derrière des accusations infondées… pour arriver, même, à engager une chasse aux sorcières dont les victimes sont les journalistes.

Pour calmer les esprits de toutes les parties, une réunion consacrée à la situation des correspondants des médias étrangers en Tunisie, s'est tenue, vendredi, au Palais de la Kasbah, entre Yassine Jelassi, membre du bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et le conseiller chargé de la communication à la présidence du gouvernement, Mofdi Mseddi. Les deux parties ont convenu de ne pas faire une discrimination entre les journalistes nationaux et internationaux. 

Cité dans un communiqué du Syndicat, le conseiller à la présidence du gouvernement s'est engagé à lever les restrictions imposées aux correspondants internationaux dans les rues, estimant qu'un policier n'a pas le droit de connaître le contenu du travail journalistique et doit se contenter de demander la carte journalistique. Il a été de même convenu de rendre gratuit le tournage dans les sites archéologiques, selon la même source.

Quant à l'accès à l'information gouvernementale, les structures de la présidence du gouvernement se sont engagées à coopérer avec les services de presse des divers départements ministériels pour fournir l'information demandée à tous les journalistes sans distinction et à actualiser la base des données.

"Le retour de l’Agence tunisienne de communication extérieure n'est désormais plus nécessaire avec l'avancée du projet de création d'une instance nationale pour la publicité publique", souligne-t-on par ailleurs de même source.

Des concertations avaient été lancées entre la présidence du gouvernement, le SNJT et la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) au sujet de l'élaboration d'un projet de loi permettant l'installation en Tunisie d'établissements médiatiques étrangers, tout en insistant sur le refus catégorique de toute collaboration avec des médias israéliens.