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4ème art

4ème art: Le Festival du théâtre arabe fête ses dix ans à Tunis

Dimanche 14 Janvier 2018
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Le Théâtre municipal de Tunis a vécu, mercredi soir, au rythme du démarrage de la 10ème édition du Festival de théâtre arabe placée sous le signe "Vers un théâtre arabe nouveau et innovant" en présence de plus 600 créateurs arabes oeuvrant dans le théâtre. 

Cette édition 2017 qui se tient du 10 au 16 janvier à Tunis, est organisée sous l'égide du Comité du théâtre arabe en collaboration avec le ministère tunisien des Affaires culturelles.

La soirée inaugurale a été marquée par un hommage rendu à une pléiade d'hommes et de femmes de théâtre tunisiens en l'occurrence Dalila Meftahi, Saida Hammi, Sabeh Bouzouita, Fatiha Mehdaoui, Faouzia Thabet, Bahri Rahali, Anouar Chaafi, Sleh Msadak, Arayssi Mohamed Nouir et Noureddine Ouergui.

L'honneur a également concerné le ministère des Affaires culturelles, représenté par le ministre Mohamed Zine El Abidine qui a donné le coup d'envoi du festival. Dans son intervention, le ministre a fait part de la fierté de la Tunisie d'accueillir sur son sol cette dixième session du festival formant le voeu de promouvoir davantage les relations de coopération et d'échange avec le comité arabe du théâtre. 

Dans son allocution d'ouverture, le Secrétaire général du comité du Théâtre Arabe, Ismail Abdallah, a évoqué le parcours du Festival du théâtre arabe dans la région, depuis ses débuts en 2008, malgré les difficultés rencontrées, notamment durant la période postrévolutionnaire marquée par le faible niveau des oeuvres candidates.

Cependant depuis 2011, ce festival a pu réaliser des acquis, a précisé Ismail Abdallah, citant, en particulier, le lancement du prix Cheikh Sultan Ben Mohammed Al-Kacimi- qui récompense la meilleure œuvre théâtrale arabe-, ainsi que la mise en place d'une stratégie de développement du théâtre scolaire arabe et le Forum pour les Arts de la marionnette et les arts populaires dans la région arabe. 

Dans son intervention à l'occasion de la célébration hier de la Journée arabe du théâtre, l'artiste syrien, Farhane Bolbol, également honoré par le comité du théâtre arabe, a estimé que sur le plan "écriture, mise en scène et interprétation, l'action théâtrale dans le monde arabe est bien élaborée, sauf que le théâtre de la région se trouve perdu, confus et incapable d'assumer sa vocation sociale, artistique et esthétique". Autant de facteurs qui ont fait que le théâtre soit réservé uniquement aux intellectuels, et en rupture avec les préoccupations du public qui a déserté les salles de théâtre", a ajouté l'hôte syrien qui a estimé que "cette agitation et perdition dans le théâtre arabe nécessite désormais un processus de travail, long et laborieux, pour atteindre une phase nouvelle et innovante".

" Afin de préserver la dignité de l'homme du théâtre arabe et le pousser à plus de création, il serait important de lever certaines restrictions sur le secteur", a-t-il encore dit. 

Au terme de la cérémonie, l'artiste Zyad Gharsa a interprété un cocktail de mouachahat du Malouf Tunisien.

La soirée a pris fin par un spectacle théâtral tunisien avec la pièce "Peur(s)" de Jalila Baccar et Fadhel Jaibi, une oeuvre produite par le Théâtre National Tunisien (TNT). 

Onze oeuvres théâtrales en provenance de huit pays arabes (Algérie, Arabie Saoudite, Egypte, Emirats Arabes Unis, Irak, Jordanie, Maroc et Tunisie) sont en lice pour l'unique prix du Festival du théâtre arabe, doté d'un montant de 25 mille dollars. 

Trois oeuvres représentant la Tunisie sont en compétition, à savoir "Echmaâ" de Jaafar Al-Gasmi, "Errhout" d'Imad El-May et "Freedom House" de Chedly Arfaoui.

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