Spontanéité ou manipulations ? - Le Temps Tunisie
Tunis Jeudi 26 Avril 2018

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2018

Vague de protestation à travers le pays

Spontanéité ou manipulations ?

Mercredi 10 Janvier 2018
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Des organisations et partis politiques ont dénoncé, hier, des actes de «saccage» et de «pillage» qui ont accompagné le mouvement de contestation sociale, survenu, dans la soirée de lundi, dans plusieurs gouvernorats du pays.

Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi a dénoncé hier, à l’ouverture du 11ème congrès ordinaire de l’Union régionale du travail à Monastir, les actes de violence et de pillage, perpétrés la nuit, portant atteinte aux biens publics.

Taboubi a appelé à préserver l’intérêt du pays, affirmant le soutien de la centrale syndicale aux mouvements encadrés pour revendiquer le droit légitime au développement, au travail et à une vie digne.

Les partis doivent assumer leurs responsabilités, a encore dit Taboubi, soulignant le rejet de la violence et de l’anarchie, tout en appelant à ce propos le peuple tunisien à participer aux élections municipales pour choisir les compétences capables de faire sortir le pays de cette crise.

Pour sa part et dans un communiqué, le mouvement Ennahdha a dit regretter la dégénération de la colère sociale en affrontements avec les forces de l’ordre, dénonçant les actes de saccage des biens publics et privés dans plusieurs régions du pays.

Ennahdha a accusé des parties politiques de se tenir derrière ces troubles, faisant remarquer que les revendications «légitimes» des citoyens ont été instrumentalisées pour inciter à la violence et au désordre.

Ennahdha a appelé l’ensemble des Tunisiens à la retenue et à privilégier l’intérêt supérieur du pays en appuyant les efforts des forces de sécurité et de l’armée pour rétablir la stabilité.

Par ailleurs, le mouvement a sommé le gouvernement d’agir et d’œuvrer à répondre aux revendications « légitimes « des contestataires particulièrement dans les régions de l’intérieur.

Pour sa part, Al-Joumhouri a condamné les actes de «violences» et «d’agression» commis contre les institutions de l’Etat dans plusieurs gouvernorats invitant les protestataires à préserver la paix et le caractère pacifique des mouvements de colère.

Dans le même sillage, Al-Jouhouri a réclamé l’annulation de la hausse des prix des produits de base.

Le parti «Bani Watani» a souligné la nécessité de préserver la sécurité et l’intégrité physique des manifestants, appelant à privilégier le dialogue pour apaiser la tension.

«Bani Watani» a mis en garde contre les dangers pouvant découler de l’envolée des prix de plusieurs produits de première nécessité, dénonçant un effondrement « catastrophique « du pouvoir d’achat du citoyen.

Le président du mouvement Projet de la Tunisie (Machrou Tounes), Mohsen Marzouk, a recommandé d’instaurer un couvre-feu nocturne pour dissuader les jeunes, fauteurs de troubles.

Marzouk a également appelé à la révision de la loi de finances 2018 et à prendre en considération les propositions avancées par son parti à ce sujet.

L’association «Forza Tounes» a jugé «indispensable» de décréter un couvre -feu nocturne pour faire face à des mouvements de protestation jugés « suspects».

Une marche protestataire pacifique initiée par le mouvement Echaab, a été organisée mardi, à Kébili.

Les manifestants ont parcouru les principales avenues de la ville de Kébili et se sont rassemblés devant les sièges de l’Union Régionale du Travail et du gouvernorat, dénonçant «la hausse des prix, entrée en vigueur dans le cadre de la loi des finances 2018».