La tension monte entre Ridha Charfeddine et les supporters - Le Temps Tunisie
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ESS .. A cause d’éventuels transferts de Nagguez et Ben Amor

La tension monte entre Ridha Charfeddine et les supporters

Samedi 30 Décembre 2017
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Au moment  où  tout le monde pensait que  les choses  commencent  à s’arranger  à  l’ESS  après une série de contreperformances et  une  crise ouverte au  sein du club  sahélien, voilà que  la  relation  entre le président du club  Ridha Charfeddine et  le public  (ou   une partie du reste)  prenne  une autre  tournure  à l’occasion  du Mercato  2017.

La pomme de discorde   tourne  bien évidemment  autour de l’éventuel  transfert  de quelques  joueurs  clés de l’équipe, notamment  Hamdi Naguez et Amine Ben Amor, deux  internationaux  au demeurant. En effet, pour le  président  démissionnaire  étoilé, et  la dernière AG ordinaire  l’a bien souligné, le club  est  réellement  menacé  suite à la  décision de la FIFA  qui contraint  les  dirigeants à s’acquitter de l’amende  pécuniaire infligée  à leur encontre  suite au litige  l’opposant au joueur  brésilien Léo  Markowski (joueur recruté du temps de Hmayed  mais  qui n’a jamais porté  le maillot de l’ESS).

La somme  exigée  est  conséquente : 2.8 millions dinars. Et là  le président  étoilé  se demande « en l’absence de  soutien  total  sur le  plan  financier qui paiera cette  sanction pécuniaire ? C’est  le  club   bien sûr ». Or ce dernier  est  lui-même  endetté  jusqu’au cou  à hauteur  de  46 millions DT  dont  pratiquement  87%  reviennent  de droit au président  en personne. C’est  dire  la  complexité de la situation  et  surtout la  difficulté de trouver  une  issue de secours. Alors  eu égard  à la réticence et  pourquoi carrément l’indifférence  des  mécènes et anciens  présidents,  l’actuel  premier responsable du club   n’a trouvé  mieux que de  céder  éventuellement  un ou deux  joueurs  pour éviter d’ici, au  24 janvier  prochain, le premier niveau  de la sanction  à savoir  retrait  de six  points, auquel cas  on passerait  à la rétrogradation  du club aux  divisions  inférieures.

Voilà où  en est  la  situation du club  sahélien  dans quelques  années , centenaire.

 

L’art  de mal communiquer. 

Mais  là  où  le  bas  blesse, c’est quand une  frange du public  continue à  proférer  insultes et accusations  à l’encontre  de Ridha Charfeddine, lui  reprochant  au passage  « de dilapider le capital humain du club  en cédant  à « bas prix »  des joueurs  formés au club »(Allusion faite aux  propositions financières faites aux clubs  égyptiens).

L’accusation   est d’autant  plus grave  qu’elle  confond  le seul actuel donateur du club à  « un éventuel  arnaqueur».

La tension  entre les  deux parties  ne peut  qu’être à son comble  car  cette campagne relayée sur  les  réseaux sociaux  ,envenime plus qu’elle n’apporte  de solution.

Le seul   lieu  où légalement  le public  peut  en toute sérénité  exiger des comptes de ses  dirigeants  c’est  lors  de l’assemblée   générale. Or   force  est de reconnaitre  la  dimension fort  réduite de l’assistance le jour de la dernière AGO. Autant dire que le public,  ne peut avoir  tout le  temps  raison. En  même temps, on ne peut pas  dire que Ridha Charfeddine brille par  une  bonne communication, non plus.

En attendant  l’éventuelle  cession de Naguez  et  de Ben Amor,  le club  sahélien   continue à  faire  appel à Ridha Charfeddine  pour financer  et assurer le  minimum  vital quotidien.

 Alors   est-ce  un simple  problème de communication ou  de gros sous ?

Sadok SLIMANE