c’est la galère ! - Le Temps Tunisie
Tunis Mardi 16 Janvier 2018

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16
2018

Le football dans nos stades,

c’est la galère !

Samedi 30 Décembre 2017
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Voir après chaque fin de match l’arbitre et ses assistants entourés d’une flopée d’agents de l’ordre censés les protéger d’une éventuelle agression est devenue par la force des choses une des tares de notre football. Pour la simple raison que les dépassements sont devenus courants et que les arbitres par la force des choses une cible privilégiée dans nos stades.

La parenthèse qui a marqué le match de jeudi dernier entre l’ES. Zarzis et l’US. Ben Guerdane est venue le confirmer. Dans la mesure où les responsables de l’équipe hôte ou plutôt de son président  ont tenu parole, leur match contre l’US. Ben Guerdane entrant dans le cadre de la 1ère journée de la ligue 1 n’est pas allé à son terme. Par le bon vouloir du président du club Abdallah Belhiba juste après le penalty réussi par les visiteurs à deux minutes de la fin de la première période de jeu. Lequel président a déjà brandi, quelques jours, plus tôt la menace se retirer du championnat en cas de maintien de l’arbitre Yousri Bouali.

Passe pour cette accusation consistant à dire que le penalty accordé aux visiteurs était injuste et que toutes les conditions étaient réunies pour faire gagner l’US. Ben Guerdane.  Plus grave encore était le fait de qualifier d’imaginaire l’agression dont a été victime Yousri Bouali. Il l’a été bel et bien en réponse aux efforts qu’il a entrepris pour que le match aille au bout de ses 90 minutes en dépit de la forte tension qui a prévalu bien avant le coup d’envoi puis  tout le long de la première mi-temps.

Pire encore quand on sait que l’on a continué à manipuler une poignée de supporters pour aller manifester leur colère un peu partout à travers la ville avant de d’annoncer la nouvelle que les responsables du club ont estimée la plus appropriée, celle de se retirer du championnat. Reste à savoir si ces mêmes personnes ont agi en véritables responsables en prenant cette décision consistant à mettre en veilleuse une association sportive fondée en l’an 1934.

Une certitude néanmoins : ce retrait de la compétition ne dépend pas de la seule volonté d’une poignée de supposées responsables sportifs dans la mesure où l’ES. Zarzis appartient à tous les Zarzissiens et que leur équipe continuera à faire partie du paysage du football tunisien.

Rafik BEN ARFA