"Rabaa" d’honneur pour Erdogan… - Le Temps Tunisie
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Chronique

"Rabaa" d’honneur pour Erdogan…

Jeudi 28 Décembre 2017
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Il faut bien traiter ses hôtes. Surtout s’ils sont de première classe. L’intérêt prime, comme dirait l’autre, mais par-dessus tout il y a le drapeau. BCE chapeau bas : ni un, ni deux, ni rabia … Entre gens de bonne compagnie, on peut se comprendre, mais on n’en pense pas moins. 

La Turquie est un grand pays, c’est un fait. Sauf qu’il l’était aussi, et plus sûrement du temps d’Ataturk.  Le droit de choisir ? La démocratie n’est pas soluble dans l’eau. L’on peut fort bien préserver la puissance de son pays, que ce soit sur le plan économique ou sur le plan politique tout en préservant la démocratie comme un bien précieux auquel il faut tenir comme à la prunelle de ses propres yeux. Pourquoi devraient-ils être incompatibles ? Non, le sort que fait subir Erdogan à ses intellectuels, à ses artistes, à ses journalistes…, ne peut l’honorer aucunement. Et ses inclinaisons, très équivoques, ne sont pas pour nous rassurer. Surtout s’il se permet l’outrecuidance, sur le perron du palais de Carthage, -ce qui est plus qu’un symbole soit dit en passant- de faire le geste de Rabia. 

Il peut toujours rêver. Lui et son allié « Ennahdha » qui s’y voit déjà, de ramener sa fange jusqu’à la présidentielle, il n’est pas prêt d’y parvenir. Lui, sa « feuilletonite » et ses « glibettes », resteront toujours sur le perron. Par courtoisie, il leur sera permis d’attendre dans l’antichambre que l’accès leur soit permis. En leur rappelant au passage, comme cela a été fait, que certaines règles sont fixées d’avance et qu’il faudra les respecter…

Samia HARRAR