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Bruits et chuchotements

Dimanche 24 Décembre 2017
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Moez Mrabet et des activistes appellent le ministre des Affaires culturelles

à présenter des preuves sur "ses propos et allégations" devant l'ARP

Un bon nombre d'activistes culturels et des membres de la commission de soutien à l'ancien directeur du Centre culturel international de Hammamet Moez Mrabet ont, lors d'une conférence de presse tenue vendredi matin au siège du syndicat national des journalistes tunisiens, appelé à enquêter au sujet des "allégations portées par le ministre des affaires culturelles Mohamed Zine El Abidine accusant Moez Mrabet de corruption". Ils ont également appelé le ministre à présenter des preuves tangibles au sujet de ses propos dans les différents médias et lors de son audition à la chambre des représentants du peuple (ARP) à la fin du mois de novembre dernier.

Mohamed Haoual, coordinateur du réseau associatif à Hammamet qui regroupe 26 associations dans la région a parlé de l'activité du réseau depuis deux ans et de la participation de la société civile dans la région aux programmes du Centre en vue de promouvoir et de diversifier son champs d'action faisant remarquer que le travail judicieux et sérieux présenté par Moez Mrabet et tout le personnel du CCIH est le leitmotive qui a poussé toutes les composantes de la société civile et des partis de diverses sensibilités à soutenir le Centre et contrer la décision du ministère de baisser son budget pour la prochaine année.

L’avocat de Moez Mrabet, Yassine Labib a, de son coté, estimé que le limogeage du directeur du Centre alors qu'il est détaché du ministère de l'enseignement supérieur sans attendre la réponse de son ministère au sujet de la fin de son détachement est une violation de la loi. Il a, à ce propos, révélé qu'il a formulé une requête auprès du Tribunal Administratif pour annuler la décision de limogeage et ce, "non pas parce que Moez Mrabet est attaché à son poste mais en signe de respect de la loi et de refus du retour aux anciennes pratiques" selon ses dires.

Evoquant les accusations de corruption, il a indiqué "le ministre n'a pas fourni de preuves aux députés et à l'opinion publique dans ce sens" faisant observer que l'inspection générale, la seule structure apte à fournir de telles preuves, n'a jusqu'a aujourd'hui effectué aucune inspection dans ce sens.

Plusieurs présents parmi le personnel du Centre ont présenté des données qui témoignent de la mutation qualitative entreprise par le CCIH durant les deux dernières années sous la direction de Moez Mrabet, une évolution marquée par son ouverture sur son environnement à l'échelle nationale et internationale qui s'est traduite par différents partenariats. Faisant part de leurs fortes craintes, ils se sont interrogés sur l'avenir du Centre et de sa future vocation et programmation à la lumière de la baisse énorme de son budget

De son côte Moez Mrabet a accusé le ministre des affaires culturelles qui selon ses dires " essaie de mettre les bâtons dans les roues devant tout un projet et de mettre sa main mise sur le Centre, qui est une institution juridiquement indépendante (EPNA)" mentionnant que d'anciens conflits existent entre les deux parties depuis que Mohamed Zine el Abidine était directeur du festival international de Carthage depuis deux ans, une période au cours de laquelle le festival international de Hammamet a connu un franc succès bien qu'il ne disposait pas d'un budget comme celui accordé au festival de Carthage.

Le producteur et acteur culturel Habib Belhedi a mentionné que le limogeage du directeur du CCIH est une tentative de faire échouer tout un projet ambitieux et réussi comme celui du CCIH.

 

"Voyage Céleste" de l'astrophotographe Youssef Bach Hamba à l'espace "XYZ concept store" à la Marsa

L'espace "XYZ concept store" à La Marsa soufflera sa deuxième bougie ce vendredi 22 décembre à partir de 17h30. Un deuxième anniversaire galactique avec une première en Tunisie, l'exposition d'astrophotographie "Voyage Céleste" de Youssef Bach Hamba qui fera découvrir les tréfonds du ciel à travers un voyage dans l'espace. 

Reliefs lunaires, nébuleuses, galaxies, comètes...sont immortalisés par l'astrophotographe amateur qui dévoilera ainsi les merveilles du ciel mais aussi la beauté et la complexité de l'univers à travers 26 photos prises depuis Mornag, au sud de Tunis. Un programme qui vous fera quitter la terre ferme porté par le son de Khalil Annabi qui offrira une Mix session.

Les yeux levés vers le ciel et la tête dans les étoiles, Youssef Bach Hamba s'intéresse à l'astronomie depuis son jeune âge. C'est en observant à l'œil nu la comète Hale-bopp en 1997, qu'il se prend de passion pour cet univers complexe alors qu'il n'était âgé que de 14 ans. Il commande son premier télescope à l'âge de 18 ans après avoir décroché son bac et passe des années à se documenter et à se former avant de prendre sa première photo de la constellation d'Orion en 2003 à l'ère des pellicules argentiques. En 2013, il passe au niveau supérieur en acquérant un appareil photo numérique ce qui lui permet de perfectionner ses prises. "Voyage Céleste" est donc le fruit de ses passions -l'astronomie et la photographie mais aussi la résultante d'un travail de longue haleine qui a nécessité beaucoup de patience et pas moins de 100 heures de poses. 

Le programme prévoit également, le lancement de la nouvelle collection Capsule ABARNIS, la nouvelle marque de prêt à porter haut de gamme qui sera également présente avec une collection de robes brodées, de Abayas et de gilets, en pièces uniques ou en édition limitée idéales pour les fêtes de fin d'année.

 

Le 4ème Art au rythme du "Cinéma le Paris"

La salle le 4ème art retrouvera, à partir de samedi 23 décembre à 15h00 sa vocation cinématographique originelle sous l’intitulé "Cinéma le Paris" avec un nouveau format et une nouvelle équipe, informe le 4ème Art dans sa newsletter. 

Chaque samedi, une toile sera dressée pour découvrir une programmation radicalement inédite qui se veut l’amorce d’une réflexion sur le cinéma actuel et le monde où on vit.

Le programme, ajoute la même source, propose des expériences cinématographiques loin des formes narratives communément admises et acceptées. Un espace polymorphe où les pratiques cinéphiliques sont multiples qui varient d’une semaine à une autre.

Pour le samedi 23 décembre, les cinéphiles auront rendez-vous avec le film "Tigmi N Igren" (House in the fields), un film de Tala Hadid (production Maroc-Qatar 2017). Le long métrage du genre documentaire de création est une ballade dans une communauté rurale amazighe reculée dans la région sud-ouest des montagnes du Haut-Atlas marocain. L'histoire millénaire des Amazighs au Maroc a été, pour une bonne part, recueillie, préservée et transmis par des artistes et des conteurs sous une forme orale au sein des communautés pastorales parlant Tamazight. "Tigmi N Igren" (La maison dans les champs) continue cette tradition de transmission, dans une forme audio-visuelle, afin d'essayer de documenter et de présenter un portrait d'un village et d'une communauté qui est inchangée pendant des siècles, en dépit du fait d'être confrontée aux réalités du rapide changement sociopolitique du pays.

Le film suit la vie de villageois amazighs, en particulier deux soeurs adolescentes, l'une qui doit abandonner l'école pour se marier et l'autre qui rêve d'être juge.