«Nous ne sommes plus dans un esprit d’union nationale, ni de consensus» - Le Temps Tunisie
Tunis Mardi 17 Juillet 2018

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Jul.
17
2018

Le Président d’Afek Tounes Yassine Brahim au “Temps”

«Nous ne sommes plus dans un esprit d’union nationale, ni de consensus»

Jeudi 21 Décembre 2017
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• Pour une entité centriste qui pourrait redonner l’espoir aux Tunisiens 

Le parti Afek Tounes vit actuellement une situation particulière après que son président, Yassine Brahim a décidé de se retirer et du Document de Carthage et du gouvernement. Eclairages et  explications… 

Tout d’abord pourquoi ce retrait  d’Afek du Document de Carthage?

Yassine Brahim : Si vous lisez bien notre communiqué, nous ne parlons pas de retrait du Document de Carthage. Nous restons convaincus par les orientations de ce document de référence, que nous avons contribué à rédiger. Cependant, nous avons annoncé que nous nous retirons de la composition politique qui a contribué à l’élaboration de ce document, étant donné que deux partis majeurs ont annoncé leur coalition, élargie à un troisième parti qui a déchiré ce document. Nous ne sommes plus dans un esprit d’union nationale, ni de consensus.

Que pensez-vous du gel des activités de Riadh Mouakher et des députés Hager Ben Cheikh Ahmed et Anouar Laadhar ?

Nous regrettons ces positions suite à une décision difficile prise par le parti.

Comment va évoluer la situation politique en Tunisie ?

Une  nouvelle coalition centriste doit émerger pour offrir un projet de transformation contre cette coalition Nahdha-Nida contre nature.  Cette entité  pourrait redonner l’espoir aux Tunisiens 

Que pensez-vous du report 

de la date des municipales du 25 mars 2018 ?

 Six semaines ne changent pas la donne, nous restons au premier semestre 2018, si cela est utile pour l’ISIE pour maximiser les chances de réussite.

Comment expliquez-vous le faible taux de participation aux législatives partielles en Allemagne ?

Plusieurs explications. Tout d’abord la situation politique dans le pays éloigne les citoyens d’une élection pour un député pour une période courte de 18 mois.  Ensuite, la dispersion de l’habitat de nos concitoyens dans un pays aussi vaste et l’incapacité de l’ISIE, et peut être nos autorités, à négocier avec les autorités allemandes le nombre de centres de vote comme cela avait été fait en 2014. 10 centres cette année là. Seuls les consulats, 4, ont pu accueillir les électeurs cette année. Les distances étant longues, la mobilisation a baissé. Enfin, en plein hiver et certaines régions étant neigeuses, le climat a influé.

 

Kamel Bouaouina