La coalition au pouvoir accusée de manquer de programme - Le Temps Tunisie
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Elections municipales

La coalition au pouvoir accusée de manquer de programme

Mardi 19 Décembre 2017
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Le secrétaire général du courant démocratique Ghazi Chaouachi a estimé que la coalition au pouvoir «n’a pas de volonté pour organiser les élections municipales par manque de programme, ce qui s’explique par les reports à répétitions du scrutin».
Lors d’un meeting populaire organisé samedi par son parti à Sfax, sous le slogan «des promesses enterrées au développement véritable», il a relevé «l’existence d’une politique systématique pour consacrer la désaffection (des Tunisiens) à l’égard de la vie politique et l’exercice démocratique, en plein tiraillement, corruption, infiltration des lobbies et des bandes, absence d’une révision radicale du modèle de développement et non respect des intérêts nationaux».
«Notre parti parie sur Sfax en tant que bastion de militantisme pour faire réussir le projet du front des partis socio-démocrates afin de réhabiliter les valeurs de la révolution et surmonter l’échec du système de pouvoir en Tunisie», a-t-il ajouté.
De son côté, Mohamed Hamedi, secrétaire adjoint du parti, a affirmé que la coalition au pouvoir «accumule les échecs». «Mais l’échec n’est pas une fatalité car la Tunisie peut réussir une fois que les Tunisiens font table rase du négativisme et de la démission et se tiennent aux côtés des partis crédibles, attachés aux valeurs démocratiques et de la patrie et porteurs de meilleurs visions pour le pays», a-t-il fait valoir.
Il a rejeté l’idée de la généralisation de l’échec à tous les partis tout en critiquant l’éclatement de l’opposition, «notamment la famille socio-démocrate», qu’il a appelée à «s’unir pour l’intérêt du pays et à trouver une alternative nationale».
«Nous devons réhabiliter les idéaux de la révolution pour permettre au Tunisiens de rebâtir leur pays», a-t-il souligné, faisant remarquer que ce meeting organisé à la veille de l’anniversaire de la révolution «est une occasion pour appeler l’Etat à la nécessité de criminaliser la normalisation en hommage posthume à Zouari, aux martyrs de la Palestine et aux martyrs de la révolution tunisienne».
Pour sa part, Samia Abbou, députée du parti au parlement, a fustigé «l’ampleur pris par la corruption en Tunisie et l’échec de la coalition au pouvoir d’accomplir le saut qualitatif attendu par les citoyens».
«Nous n’avons pas affaire à une crise de pouvoir mais à une crise de dirigeants. C’est une lutte pour les fonctions, pas pour la Tunisie, les finances publiques et l’Islam», a-t-elle estimé.
Quant au dirigeant du parti Naaman Al Euch, il a évoqué «les promesses non tenues dans nombre de secteurs, ce qui a conduit à une régression des indicateurs de développement, dont pâti aussi le gouvernorat de Sfax en raison du marasme des zones industrielles et des marchés, la désaffection des investisseurs en raison du volume de la corruption, du commerce parallèle et de la contrebande alors qu’ils devraient constituer des leviers pour le développement».
Auparavant, le secrétaire général du bureau régional du parti à Sfax, Ahmed Bahloul, a passé en revu les problématiques du développement dans le gouvernorat, dont «la dégradation de l’infrastructure routière, l’embouteillage de la circulation, l’état du parc des véhicules de transport et la pollution».
Le meeting, auquel ont pris part les dirigeants au niveau national et régional ainsi que les bases et militants du courant démocratique, a démarré avec la récitation de la Fatiha à la mémoire du martyr Mohamed Zouari.