Controverse à propos du report - Le Temps Tunisie
Tunis Samedi 18 Août 2018

Suivez-nous

Aug.
19
2018

Elections municipales

Controverse à propos du report

Vendredi 15 Décembre 2017
نسخة للطباعة

La question du report ou du maintien des élections municipales continue de susciter la controverse, notamment parmi les politiques et la société civile en Tunisie.

Interrogé à ce sujet, la présidente de l’Association tunisienne pour l’intégrité et la démocratie des élections (ATIDE), Leila Chraïbi, a, dit refuser le report des municipales, prévues le 25 mars 2018. Dans une déclaration, hier, à l’agence TAP, elle a estimé que "le report ne sert ni l’intérêt des Tunisiens, ni l’intérêt du pays, encore moins celui du processus de transition démocratique qui ne sera parachevé qu’une fois installée la démocratie participative".  D’après elle, le report des municipales aura un impact majeur sur l’image de la Tunisie et portera préjudice à la réputation de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) qui, a-t-elle dit, a "perdu de sa crédibilité" après le report pour la quatrième fois consécutive de cette échéance électorale. 

Il y a un réel manque de volonté politique à organiser les élections, a-t-elle estimé, indiquant que ATIDE tiendra, avec un collectif d’associations, une conférence de presse au cours de la semaine prochaine pour exposer son point de vue au sujet des élections municipales. De son côté, le coordinateur général du Réseau "Mourakiboun", Rafik Halouani, a apporté son point de vue, plutôt favorable au report des élections. Il a expliqué que le report des élections permettrait à l’ISIE de préparer convenablement cette échéance. 

Pour Rafik Halouani, l’ISIE n’est pas prête à plusieurs niveaux. Le premier concerne l’absence d’entente entre les membres du conseil de l’instance, le second a trait à l’organisation administrative et le troisième se rapporte aux sections régionales, a-t-il précisé.

Il a ajouté que le report permettra, également, à l’ISIE de combler la vacance au sein de l’équipe administrative, surtout après la fin de la mission de dix de ses cadres.

 

La date des élections n’est plus l’apanage de l’ISIE qui, selon lui, a "renoncé à sa souveraineté en faveur des partis". "Ces derniers s’ingèrent d’une manière directe dans le travail de l’ISIE".