Quel gardien de but pour l’E.N au Mondial ? - Le Temps Tunisie
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Quel gardien de but pour l’E.N au Mondial ?

Mercredi 13 Décembre 2017
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Même si on veut reporter la question du gardien jusqu’à  ce que la providence nous en apporte la réponse, aujourd’hui, cette question pose un épineux problème pour le sélectionneur national. 

La trempe de Attouga et El Ouaer s’est estompée depuis que ces deux immenses gardiens  de générations différentes, ont définitivement  placés les gants, dans les tiroirs.

Il a fallu  attendre la qualification au Mondial pour s’apercevoir - tout d’un coup - d’une pénurie  de gardien de haut niveau. Depuis la retraite des deux gardiens suscités, la Tunisie a énormément souffert de l’absence  d’un héritier ayant les mêmes caractéristiques ;même si Belbouli a tenté  par intermittence ,de répondre au même profil.

En ce qui concerne les autres aspirants au poste de titulaire,  l’été prochain, en Russie, Maâloul ne dispose pas actuellement  d’un gardien  de but qui rassure. 

Il suffit de voir les dernières sorties de Belbouli, surtout face au CSS, alors que Gaâloul a perdu sa place au profit du revenant  Jridi, au CSS ; tandis que Ben Cherifia l’a perdue depuis belle lurette. On dit que le gardien  de l’Espérance voudrait  quitter le parc B et poursuivre sa carrière dans un club saoudien,  et ce, dans le but  de sauver sa place  et d’être dans  la liste définitive de l’E.N.

Conscient de cette lacune, le sélectionneur national est parti en France où il aura à superviser Moëz Hassen,  entre autres. 

Le gardien de Châteauroux, âgé de 22 ans, manque terriblement d’expérience   au niveau international.

Dans l’immédiat, ce serait  très risqué de le jeter dans une compétition de l’envergure  du Mondial. Mais, il pourrait, dans l’avenir, rendre de grands services à la sélection.

En l’état actuel des choses, aucun sélectionneur n’aimerait être à la place de Maâloul , tant cette insuffisance  a de quoi faire perdre le sommeil.

Evidemment,  la faute incombe aux clubs qui ne travaillent pas assez. Un gardien de but, dès les  jeunes catégories, doit être  constamment  soumis à un travail spécifique, sous la férule d’un entraîneur diplômé en formation des gardiens.

Mais, quand on travaille de manière anarchique, sans accorder de l’importance aux postes, il serait absurde de s’attendre à des joueurs  de performances ou des gardiens de talent. Aujourd’hui, notre football paie au prix fort  cette négligence manifeste au niveau de la formation.

Malheureusement, les voix qui en ont dénoncé ont été mal entendues.

Raouf CHAOUACHI